Le Fonds de développement agricole note des progrès dans ses objectifs d'égalité des sexes

7 février 2011

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a annoncé lundi qu'il avait fait « des progrès significatifs dans l'amélioration de l'égalité des sexes et le renforcement du rôle des femmes dans la production agricole », tout en reconnaissant qu'il reste « encore beaucoup à faire pour aider les femmes profiter du développement rural ».

Selon un récent rapport de son bureau d'évaluation, le FIDA peut jouer un rôle central dans l'amélioration de l'égalité entre les sexes et l'autonomisation des femmes, en se fixant trois objectifs : élargir l'accès des femmes aux moyens de financements, renforcer leur rôle décisionnel dans les affaires communautaires et assouplir leur charge de travail en facilitant l'accès aux services de base et aux infrastructures rurales.

Créée en 1978, la mission centrale de cette agence onusienne est la lutte contre la pauvreté rurale via l'agriculture et le développement. A l'échelle mondiale, 65% des personnes les plus pauvres -1,4 milliard femmes, d'enfants et d'hommes - vivent en effet en milieu rural et dépendent de l'agriculture et d'activités connexes pour leur subsistance.

Dans un communiqué publié lundi, le Fonds indique que son bureau d'évaluation a conclu qu'il avait « réussi à relever les nombreux défis auxquels font face les femmes dans les pays en développement » et que « sa politique globale » avait « joué un rôle important dans la promotion de l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes ».

Le rapport du bureau décrit toutefois un certain nombre de domaines où les performances du FIDA et les résultats sur l'égalité des sexes peuvent être améliorés, en particulier dans le renforcement du bien-être des femmes par l'allègement de leur charge de travail, le renforcement des informations et connaissances qui leur sont transmises, le partage des bonnes pratiques, la promotion des solutions innovantes. Autant de domaines dans lesquels le FIDA peut renforcer son action, afin de répondre aux défis auxquels font face les femmes rurales des pays en développement.

Le rapport d'évaluation constate par ailleurs que le FIDA est bien placé, par rapport à d'autres organismes de développement, pour ce qui a trait à l'équilibre des sexes dans son personnel, même s'il souligne que davantage de femmes doivent être représentées aux niveaux supérieurs.

Dans ses conclusions, le document recommande que le FIDA « revoit sa stratégie de ressources humaines en matière de genre pour s'assurer que le personnel nécessaire et les ressources financières sont affectées à l'amélioration de l'équilibre entre les sexes ». Il suggère également « une planification et une gestion du travail de son personnel plus sensible à la question de l'égalité des genres ».

 

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