Côte d'Ivoire : Ban Ki-moon appelle à nouveau Gbagbo à respecter la volonté du peuple

28 janvier 2011

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé une nouvelle fois vendredi le Président sortant de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, à respecter la volonté du peuple ivoirien qui a décidé lors du second tour de l'élection présidentielle le 28 novembre 2010 de ne pas le réélire.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé une nouvelle fois vendredi le Président sortant de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, à respecter la volonté du peuple ivoirien qui a décidé lors du second tour de l’élection présidentielle le 28 novembre 2010 de ne pas le réélire.

« J’appelle de nouveau M. Gbagbo et son camp à respecter pleinement la volonté du peuple de Côte d’Ivoire, qui s’est exprimée lors de l’élection », a dit Ban Ki-moon lors d’une conférence de presse au Forum économique mondial à Davos, en Suisse.

La Côte d’Ivoire est confrontée à une grave crise politique depuis l’annonce des résultats du second tour de l’élection présidentielle. L’élection a été remportée par Alassane Ouattara, une victoire reconnue par la communauté internationale, mais Laurent Gbagbo s’est déclaré vainqueur et refuse de quitter le pouvoir.

Le Secrétaire général de l’ONU a indiqué qu’il co-présiderait samedi une réunion de haut niveau sur la Côte d’Ivoire au Sommet de l’Union africaine à Addis Abeba, en Ethiopie, pour déterminer les prochaines étapes permettant de trouver une solution pacifique à cette crise.

« L’enjeu est important. Plus la crise se prolonge, plus la sécurité, les droits de l’homme et la situation humanitaire vont se détériorer », a estimé Ban Ki-moon.

Il s’est déclaré préoccupé par « l’émergence de divergences au sein de l’Union africaine » concernant la situation en Côte d’Ivoire. « Ce n’est pas souhaitable en ce moment pour préserver l’intégrité et le principe fondamental de la démocratie », a-t-il ajouté.

Il a précisé qu’il avait eu des conversations avec des dirigeants africains à Davos sur la situation en Côte d’Ivoire.

De son côté, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué vendredi que, selon ses dernières statistiques d'enregistrement, quelque 31.339 réfugiés ivoiriens se trouvaient désormais dans l'est du Libéria, ayant fui la violence et les tensions post électorales en Côte d'Ivoire.

La plupart d'entre eux sont hébergés dans 26 villages du comté de Nimba, dans l'est du Libéria. La vaste majorité des réfugiés sont des femmes et des enfants. Dans la plupart des cas, ils ont trouvé refuge dans des villages frontaliers et ils vivent au côté des communautés locales. « Nos équipes sur le terrain rassemblent les informations sur les nouveaux arrivants via les communautés locales sur les lieux où ils se trouvent pour les enregistrer et leur fournir une aide », a déclaré un porte-parole du HCR, Andrej Mahecic, lors d’une conférence de presse à Genève.

L'afflux des réfugiés ivoiriens dans d'autres pays voisins est à ce jour limité. Actuellement on compte 623 réfugiés en Guinée, 173 au Togo et 108 au Mali.

Parallèlement, un second pont aérien transportant des biens de secours du HCR vers Monrovia, la capitale du Libéria, est prévu pour ce week-end. Un avion-cargo affrété par le HCR devrait arriver dimanche depuis Liège en Belgique avec à son bord 83 tonnes de matériel d'aide.

Le premier pont aérien d'urgence organisé par le HCR vers le Libéria s'est déroulé le 19 décembre 2010 pour répondre aux besoins urgents de la première vague d'Ivoiriens ayant fui la violence et les tensions post électorales dans leur pays.

 

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