Santé maternelle et infantile : les promesses ne suffisent pas, selon le chef de l'ONU

Santé maternelle et infantile : les promesses ne suffisent pas, selon le chef de l'ONU

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A l'occasion de la première réunion de la Commission de haut niveau chargée du suivi des engagements pris en 2010 par la communauté internationale pour améliorer la santé maternelle et infantile, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a rappelé à Genève que les femmes et les enfants ne pouvaient se contenter de promesses quand leur santé est en cause.

En septembre 2010, lors du Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) la communauté internationale avait adopté une « Stratégie globale pour la santé infantile et maternelle » et s'était engagée à octroyer plus de 40 milliards de dollars pour sauver la vie de quelques 16 millions de femmes et d'enfants d'ici à 2015. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait été chargé d'établir un mécanisme de suivi et de surveillance.

« Les engagements sont merveilleux, généreux, mais en eux-seuls ne peuvent pas construire des cliniques ou vacciner des enfants », a déclaré Ban Ki-moon à la presse, à l'issue de la réunion de cette Commission. « Nous sommes déterminés à rendre compte de nos actes. Nous suivrons comment les promesses sont tenues. Nous surveillerons ce que nous faisons de l'argent qui doit être versé. Nous garantirons que des progrès sont réalisés dans tous les domaines et nous ne cacherons pas les lacunes ».

« Notre principal objectif est simple : faire de la « Stratégie globale » une réalité pour la santé des femmes et des enfants », a-t-il ajouté.

La Commission de haut niveau est coprésidée par le Président de Tanzanie, Jakaya Kikwete, et le Premier ministre du Canada, Stephen Harper. Le Secrétaire général de l'Union internationale des télécommunications (UIT), Hamadoun Touré, et la Directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, en font également partie. La Commission doit présenter un rapport en mai 2011.