Tunisie : le Haut commissariat aux droits de l'homme va envoyer une équipe d'experts

19 janvier 2011
Navi Pillay.

La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a annoncé mercredi qu'une équipe d'experts de l'ONU va être envoyée en Tunisie d'ici à une semaine afin d'évaluer la situation en matière de droits de l'homme et discuter avec le gouvernement provisoire.

« Les violations des droits de l'homme étaient au cœur des problèmes de la Tunisie, donc ces droits fondamentaux doivent être au cœur de la solution à ces problèmes », a martelé Mme Pillay lors d'une conférence de presse à Genève en Suisse. « J'ai exprimé mon soutien au peuple de Tunisie et discuté de mes intentions d'envoyer une équipe d'experts de haut niveau en Tunisie afin de mener une évaluation des priorités sur la situation des droits de l'homme ».

Le ministre tunisien des affaires étrangères par intérim, Radhouane Nouicer, a accepté le principe d'une mission. L'équipe devrait rencontrer dès la semaine prochaine les autorités provisoires.

« Il s'avère essentiel, que nous, la communauté internationale, donnions notre soutien intégral à cet appel pour la liberté et au respect total des droits de l'homme pour tous en Tunisie. Les droits de l'homme sont en cœur des développements extraordinaires qui ont culminé jusqu'au départ de l'ancien président Ben Ali. Nous espérons tous que cela sera le début d'une nouvelle Tunisie où les populations sont libres de vivre sans arrestations arbitraires, détentions, tortures ou d'autres formes de violations », a dit la Haut commissaire aux droits de l'homme.

« Une Tunisie où la presse est libre et où le peuple peut exprimer ses opinions sans peur. Une Tunisie où le gouvernement gouverne pour le bénéfice économique et social de la population, plutôt que de détenir le pouvoir et d'enrichir les dirigeants et leurs familles. Une Tunisie où les individus peuvent participer à des élections sans peur de représailles, où le peuple peut librement choisir ses représentants et où tous les Tunisiens peuvent être confiants sur les élections », a-t-elle poursuivi.

Navi Pillay a également exprimé ses condoléances aux plus de 100 Tunisiens décédés dans des affrontements violents ces cinq dernières semaines. Elle rencontrera dès lundi prochain un groupe de sept organisations non gouvernementales travaillant sur la Tunisie afin d'écouter leurs propositions et recommandations.

La chef des droits de l'homme de l'ONU a aussi salué les décisions du gouvernement provisoire de mettre en place deux commissions d'enquête sur les violations des droits de l'homme et la corruption et une troisième sur la réforme politique.

« Il est également important que dans le même temps, la population ne fasse pas justice par elle-même. Les problèmes relatifs à la justice et les tribunaux équitables ont besoin d'être réglés, et pas sapés par d'autres actes de violences », a souligné Navi Pillay.

Elle a également jugé « essentiel que les autorités provisoires agissent scrupuleusement selon les standards internationaux qui régissent l'instauration de l'état d'urgence. Les autorités ne peuvent pas suspendre les droits fondamentaux, comme le droit à la vie, l'interdiction de la torture et d'autres mauvais traitements ou les principes fondamentaux d'un procès équitable et de liberté ».

« Je continuerai à suivre de près la situation en Tunisie et de tout faire pour garantir que les aspirations des droits humains du peuple tunisien soient finalement réalisées et que leurs sacrifices ne soient pas vains », a conclu Navi Pillay.

« Les violations des droits de l'homme étaient au cœur des problèmes de la Tunisie, donc ces droits fondamentaux doivent être au cœur de la solution à ces problèmes », a martelé Mme Pillay lors d'une conférence de presse à Genève en Suisse. « J'ai exprimé mon soutien au peuple de Tunisie et discuté de mes intentions d'envoyer une équipe d'experts de haut niveau en Tunisie afin de mener une évaluation des priorités sur la situation des droits de l'homme ».

Le ministre tunisien par intérim des affaires étrangères, Radhouane Nouicer, a accepté le principe d'une mission. L'équipe devrait rencontrer dès la semaine prochaine les autorités provisoires.

« Il s'avère essentiel, que nous, la communauté internationale, donnions notre soutien intégral à cet appel pour la liberté et au respect total des droits de l'homme pour tous en Tunisie. Les droits de l'homme sont en cœur des développements extraordinaires qui ont culminé jusqu'au départ de l'ancien président Ben Ali. Nous espérons tous que cela sera le début d'une nouvelle Tunisie où les populations sont libres de vivre sans arrestations arbitraires, détentions, tortures ou d'autres formes de violations », a dit la Haut commissaire aux droits de l'homme.

« Une Tunisie où la presse est libre et où le peuple peut exprimer ses opinions sans peur. Une Tunisie où le gouvernement gouverne pour le bénéfice économique et social de la population, plutôt que de détenir le pouvoir et d'enrichir les dirigeants et leurs familles. Une Tunisie où les individus peuvent participer à des élections sans peur de représailles, où le peuple peut librement choisir ses représentants et où tous les Tunisiens peuvent être confiants sur les élections », a-t-elle poursuivi.

Navi Pillay a également exprimé ses condoléances aux plus de 100 Tunisiens décédés dans des affrontements violents ces cinq dernières semaines. Elle rencontrera dès lundi prochain un groupe de sept organisations non gouvernementales travaillant sur la Tunisie afin d'écouter leurs propositions et recommandations.

La chef des droits de l'homme de l'ONU a aussi salué les décisions du gouvernement provisoire de mettre en place deux commissions d'enquête sur les violations des droits de l'homme et la corruption et une troisième sur la réforme politique.

« Il est également important que dans le même temps, la population ne fasse pas justice par elle-même. Les problèmes relatifs à la justice et les tribunaux équitables ont besoin d'être réglés, et pas sapés par d'autres actes de violences », a souligné Navi Pillay.

Elle a également jugé « essentiel que les autorités provisoires agissent scrupuleusement selon les standards internationaux qui régissent l'instauration de l'état d'urgence. Les autorités ne peuvent pas suspendre les droits fondamentaux, comme le droit à la vie, l'interdiction de la torture et d'autres mauvais traitements ou les principes fondamentaux d'un procès équitable et de liberté ».

« Je continuerai à suivre de près la situation en Tunisie et de tout faire pour garantir que les aspirations des droits humains du peuple tunisien soient finalement réalisées et que leurs sacrifices ne soient pas vains », a conclu Navi Pillay.

 

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