Somalie : l'ONU salue le lancement de la formation de 500 policiers à Djibouti

Somalie : l'ONU salue le lancement de la formation de 500 policiers à Djibouti

Un soldat de la paix de l'Union africaine surveillant un quartier de Mogadiscio.
A l'occasion d'une cérémonie inaugurant la formation de 500 recrues de la police somalienne à l'Académie de police de Djibouti, le Représentant spécial de l'ONU pour la Somalie, Augustine P. Mahiga, a rappelé que la restauration de la sécurité dans ce pays était l'un des piliers essentiels de l'accord de paix.

« C'est l'une des priorités du Gouvernement fédéral de transition (GFT) pour promouvoir la stabilité, créer un environnement politique et avancer dans la réconciliation, tout en facilitant la reconstruction et le développement », a-t-il ajouté.

En présence du Président somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, il a remercié le gouvernement du Japon, les partenaires de l'ONU dans le pays et les organisations régionales pour leur soutien au GFT, avant de féliciter le Président de Djibouti, Ismail Omar Guelleh, également présent, pour sa coopération.

Augustine P. Mahiga a décrit Djibouti comme « un exemple exceptionnel de soutien » que pouvaient apporter les acteurs régionaux, « pour fournir un environnement politique propice à la mise en oeuvre de l'Accord de paix de Djibouti », qui prévoit notamment le renforcement des institutions et des capacités du GFT. Il a également souligné « l'avantage unique » qu'offrait Djibouti, « pays limitrophe de la Somalie, avec la même culture et une langue commune ».

Dans son allocution, le Représentant de l'ONU a également exprimé sa gratitude au gouvernement du Japon pour « son importante contribution de 10 millions de dollars au Fonds d'affectation spéciale du Bureau politique de l'ONU pour la Somalie (BPNUS) ». Sans lui, « ce nouveau projet de formation de policiers n'aurait pas été possible », a-t-il insisté.

En plus de fournir des allocations et des salaires pendant six mois, le financement japonais contribue à couvrir le coût des équipements de la police somalienne, tels que des véhicules spécialisés, du matériel de communication et la reconstruction ou la réhabilitation des infrastructures dans la capitale somalienne, Mogadiscio.

Après avoir salué le soutien de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) pour les efforts déployés afin que cette formation soit possible, Augustine P. Mahiga a souligné qu'une « police somalienne bien formée, avec de hautes valeurs morales, capable d'assurer un soutien à nos forces, et motivée par des salaires réguliers » était nécessaire.

Augustine P. Mahiga a enfin rappelé que le BPNUS continuerait « de redoubler d'efforts pour mobiliser des ressources permettant de financer les forces de sécurité somaliennes », indiquant que les partenaires internationaux de l'ONU, dont l'Union africaine (UA), l'Union européenne (UE), l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et les Etats-Unis, poursuivraient aussi leur soutien au développement du secteur de la sécurité. Il a toutefois souligné qu'« en dernier ressort, la responsabilité incombe au gouvernement ».

« Le processus de sécurité est une processus sur le long terme. Il est l'une des tâches essentielles de la GFT pour gagner légitimité, confiance et crédibilité auprès des Somaliens et de la communauté internationale », a conclu le responsable onusien. « À la fin, il appartient au GFT de prendre la responsabilité de son propre pays ».