Népal : l'ONU appelle à un consensus sur les forces armées avant le départ des Casques bleus

10 janvier 2011

A cinq jours de la fin du mandat de la Mission des Nations Unies au Népal (MINUNEP), programmé le 15 janvier, la Représentante de l'ONU et chef de la mission, Karin Landgren, a exhorté toutes les parties prenantes au processus de paix d'atteindre un consensus sur la gestion des armes et les forces armées après le départ des Casques bleus.

A cinq jours de la fin du mandat de la Mission des Nations Unies au Népal (MINUNEP), programmé le 15 janvier, la Représentante de l'ONU et chef de la mission, Karin Landgren, a exhorté toutes les parties prenantes au processus de paix d'atteindre un consensus sur la gestion des armes et les forces armées après le départ des Casques bleus.

« Même à cette date, je reste dans l'espoir que les parties trouveront une voie pour résoudre ce problème », a déclaré lundi Karin Landgren lors d'une conférence de presse dans la capitale népalaise, Katmandu.

La Représentante a souligné la semaine dernière devant le Conseil de sécurité que peu de progrès sur la formation d'un nouveau gouvernement, l'intégration de 19.000 ex-rebelles maoïstes et la rédaction d'une nouvelle constitution avaient été effectués. Elle a indiqué que le processus de paix était « en grande partie dans l'impasse » et que « les prévisions de son échec pourrait devenir une prophétie auto-réalisatrice ».

« Alors que le Népal avait enregistré des gains politiques peu susceptibles d'être perdus, les risques ont néanmoins clairement augmenté », a poursuivi Karin Landgren, avant d'expliquer qu'« il y avait encore des craintes parmi de nombreux Népalais sur une éventuelle « révolte des peuples », une démission du président, ou un coup d'Etat soutenu par l'armée ». « De telles mesures menacent la paix et la démocratie fragile du Népal », a-t-elle insisté.

Créée en 2007, après l'accord de paix entre le gouvernement et les maoïstes qui a mis fin à une guerre civile qui a fait plus de 13.000 morts, la MINUNEP était chargée de surveiller la gestion des armes des armées népalaises et maoïstes et le personnel des forces armées du Parti communiste unifié népalais-maoïste (PCUN-M). Les parties étaient en revanche chargées de compléter la réinsertion et la réhabilitation des ex-rebelles maoïstes, soit au sein de l'armée et la police nationale, soit dans d'autres secteurs d'activités.

 

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