Sud-Soudan : l'ONU appelle à la tenue d'un référendum pacifique

Sud-Soudan : l'ONU appelle à la tenue d'un référendum pacifique

Le référendum d'autodétermination du Sud-Soudan.
A deux jours du référendum sur l'autodétermination du Sud-Soudan, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé vendredi toutes les parties à « tout faire » pour que le référendum soit « libre, équitable et pacifique ».

A deux jours du référendum sur l'autodétermination du Sud-Soudan, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé vendredi toutes les parties à « tout faire » pour que le référendum soit « libre, équitable et pacifique ».

Ban Ki-moon a exhorté le peuple soudanais à adopter une attitude « de fraternité et de paix » pendant toute la durée du processus, a fait savoir vendredi son porte-parole par communiqué. Le chef de l'ONU a salué « la sagesse et le travail » du gouvernement de l'unité nationale du Soudan et le gouvernement du Sud-Soudan pour que le référendum se déroule « à la date prévue, le 9 janvier 2011, dans une atmosphère de paix et de coopération ».

Il également félicité le travail de la Commission du référendum du Sud-Soudan à Khartoum et ses bureaux à Juba. Il enfin conclu en soulignant que « les Nations Unies continuerai à fournir leur soutien intégral au référendum et à la mise en œuvre de l'Accord de paix global ».

Dans un rapport sur la situation au Sud-Soudan rendu public vendredi, Ban Ki-moon a listé les priorités qui devraient être abordées et réglées rapidement après le scrutin.

« Pour garantir un atterrissage en douceur à la fin du processus référendaire et de la période de transition, les parties à l'Accord de paix global doivent s'entendre sur des questions qui seront cruciales pour la suite, notamment le partage des richesses, la gestion des avoirs et des dettes, la citoyenneté et les dispositions concernant la sécurité des frontières. Il est essentiel que les parties parviennent, avant le référendum, à un accord-cadre d'ensemble sur ces questions décisives », a-t-il déclaré dans son rapport.

Selon le chef de l'ONU, l'une des questions les plus pressantes pour l'après-référendum est celle de la citoyenneté. « Les changements qui pourraient être apportés à leurs droits, notamment en matière d'emploi et de propriété, à la suite du référendum constituent une préoccupation majeure pour les Sud-Soudanais qui vivent dans le Nord et pour les Soudanais originaires du Nord qui vivent au Sud-Soudan », a-t-il précisé.

Il a aussi exprimé son inquiétude sur « l'impasse concernant l'Abyei et le référendum de l'Abyei » en raison de « l'absence de progrès dans la constitution de la Commission pour le référendum et les pourparlers entre les parties sur le statut futur » de la zone.

Dans ce climat, « toute atteinte grave à la sécurité pourrait mettre en péril les dernières étapes du processus de l'Accord de paix global », a martelé Ban Ki-moon. « Les parties doivent faire preuve d'initiative et de responsabilité, et admettre que des compromis difficiles sont nécessaires pour permettre aux communautés de coexister en paix », a-t-il prévenu.

Il a enfin rappelé les différents points d'achoppements qui devront être rapidement réglés après le référendum. L'achèvement de la démarcation de la frontière entre le Nord et le Sud, le retrait des troupes de la zone frontalière commune et la surveillance conjointe de cette zone par les deux parties « afin de désamorcer toute éventuelle tension » sont nécessaires « pour maintenir la sécurité à la frontière entre le Nord et le Sud ».