L'ONU rend son rapport sur la pollution aiguë au plomb au Nigéria

7 janvier 2011

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) ont publié vendredi un rapport appelant les autorités nigérianes à s'attaquer au problème de la pollution au plomb dans le nord du pays.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) ont publié vendredi un rapport appelant les autorités nigérianes à s'attaquer au problème de la pollution au plomb dans le nord du pays.

Depuis le début de l'année 2010, des taux anormalement élevé de mortalité et de maladies infantiles ont été enregistrés dans les régions de Bukkuyum et d'Anka, dans l'État de Zamfara, au nord du Nigeria.

L'enquête menée en octobre dernier par une équipe de spécialistes du PNUE/OCHA a révélé que cette pollution aiguë provenait de l'utilisation de minerai riche en plomb pour l'extraction d'or. Plus de 18.000 personnes ont été touchées et plus de 200 enfants seraient morts à la suite de saturnisme, un empoisonnement au plomb.

Ce nouveau rapport est basé sur les conclusions d'un travaille d'échantillonnage et d'analyses demandé par le ministère fédéral de la Santé du Nigéria, en octobre. Quatre experts techniques avaient pris part à cette mission qui s'était concentrée sur les quantités de plomb présentes dans l'eau en surface et dans les nappes phréatiques.

Dans leur rapport, OCHA et le PNUE souligne que la mission a constaté que l'eau potable provenant des puits ne répondait pas aux normes édictées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ni aux normes fixé par le gouvernement nigérian. Dans bien des cas, les teneurs en plomb sont plus de dix fois supérieures aux normes en vigueur.

Dans les sols des quatre villages visités, de fortes concentrations de plomb ont été décelées, représentant un danger pour les enfants. Dans l'air, les équipes de spécialistes du PNUE/OCHA ont par ailleurs révélé des niveaux de mercure près de 500 fois supérieurs à l'exposition maximale autorisée par exemple dans les pays européens.

Dans ce contexte, le PNUE et OCHA recommandent de prendre davantage de mesures pour limiter les activités de traitement de minerais dans certains sites sensibles proches des sources d'eau, où les populations locales et leur bétail boivent. Ils préconisent également un nettoyage aussi rapide que possible des villages touchés par cette pollution, afin de permettre aux enfants ayant soufferts d'intoxication au plomb de retourner chez eux.

Les deux agences onusiennes soulignent encore que la réponse implique des soins médicaux dans les cas les plus graves d'intoxication au plomb chez les enfants de moins de cinq ans et la décontamination des maisons et des villages.

 

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