Darfour : la MINUAD confirme le viol d'une femme lors d'un raid paramilitaire

Darfour : la MINUAD confirme le viol d'une femme lors d'un raid paramilitaire

Le Représentant spécial de l'ONU et de l'Union africaine au Darfour, Ibrahim Gambari, en visite dans le camp de réfugié de Tawilla, au Darfour,
Une équipe d'enquêteurs sur les violations de droits de l'homme appartenant à la Mission conjointe de l'ONU et de l'Union africaine au Darfour (MINUAD) a confirmé un viol commis le 25 décembre dernier lors d'un raid de paramilitaires et de policiers sur le marché du camp de réfugié de Tawilla au Darfour, a indiqué mercredi le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky.

Deux spécialistes des droits de l'homme ont été envoyés dans le camp de Tawilla pour vérifier les informations faisant états de viols et autres exactions commises pendant et après le raid paramilitaire du 25 décembre, au cours duquel des coups de feu avaient également été tiré en l'air, avant que la MINUAD n'intervienne et persuade les forces gouvernementales de quitter le marché.

Selon les rapports, une jeune fille de 19 ans a été violée, une femme de 60 ans a été volée et battue, comme un garçon de 12 ans. Ces trois victimes ont été prises en charge à la clinique de la MINUAD au camp de Tawila, avant de rentrer chez eux.

L'équipe d'enquêteur a confirmé que le viol avait eu lieu mais sans pouvoir confirmer l'identité des auteurs présumés, a expliqué Martin Nesirky lors d'une conférence au siège de l'ONU à New York. Il a annoncé que le rapport définitif de l'équipe serait rendu public jeudi.

La MINUAD a été mis en place pour protéger les civils et mettre un terme à la guerre civile au Darfour, qui a fait près de 300.000 morts et 2,7 millions de déplacés ces sept dernières années.