Bélarus : Navi Pillay condamne les violences et les détentions post électorales

21 décembre 2010

La Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navy Pillay, a exprimé mardi sa « profonde préoccupation » à la suite des violences perpétrées contre des candidats de l'opposition et leurs partisans, et la détention de plusieurs d'entre eux, après l'élection présidentielle qui s'est déroulée dimanche en République du Bélarus.

« Bien que je condamne tout appel ou recours à la violence de la part de certaines factions radicales de l'opposition, je tiens à souligner que les autorités compétentes doivent pleinement respecter et garantir les droits de leurs opposants politiques à manifester pacifiquement et à la liberté d'expression », a-t-elle souligné dans un communiqué.

« Je suis très préoccupée par le recours à la force contre des manifestants qui ne participaient pas aux hostilités, par la violence et les enlèvements de certains candidats de l'opposition, par les arrestations et détention de militants de l'opposition et de défenseurs des droits de l'homme, ainsi que par le harcèlement dont font l'objet des organisations indépendantes et non-gouvernementales de la société civile », a-t-elle encore ajouté.

Des violences ont éclaté après l'élection présidentielle du 19 décembre. Un candidat de l'opposition a notamment été attaqué alors qu'il se rendait à une manifestation à Minsk, avant d'être enlevé par des inconnus.

Par ailleurs, après des tentatives de certains militants radicaux de l'opposition de pénétrer dans un bâtiment du gouvernement, des détentions massives de candidats de l'opposition, de leurs partisans, de militants des droits de l'homme et de journalistes ont été enregistrées.

La Haut commissaire aux droits de l'homme appelle donc « à la libération immédiate des candidats de l'opposition et leurs partisans qui n'ont pas lancé d'appel ou participé directement à la violence ». Navi Pillay demande également « au gouvernement du Bélarus de s'assurer que les défenseurs des droits humains, les journalistes et les organisations de la société civile sont libres de tout harcèlement ».

« J'exhorte toutes les parties à s'abstenir de toute violence et à respecter pleinement les droits de l'homme », a-t-elle conclu.

 

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