Colombie : l'ONU au chevet des victimes de pluies diluviennes et d'inondations

10 décembre 2010

Après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la Colombie ces derniers mois et qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain meurtriers, l'ONU a mobilisé près de 6 millions de dollars pour assister le gouvernement colombien dans ses opérations de secours aux victimes.

« Aujourd'hui, nous sommes touchés par la tragédie de Bello, Antioquia, qui symbolise le drame de toutes les victimes de cette saison des pluies et nous montre le côté le plus tragique de la catastrophe », a indiqué le Coordonnateur humanitaire de l'ONU dans le pays, Bruno Moro, se référant au glissement de terrain qui a eu lieu dimanche à La Gabriela, dans les environs de Medellin, et ensevelis au moins 120 personnes.

« Je tiens à exprimer la solidarité de l'ONU avec les victimes de cette catastrophe provoquée par les fortes pluies qui touchent la Colombie depuis avril de cette année », a-t-il ajouté dans un communiqué.

L'équipe humanitaire de pays, composé par les agences de l'ONU et les organisations non gouvernementales (ONG) internationales, et soutenu par les équipes techniques d'urgence de l'ONU travaillent à l'heure actuelle à la mise en place d'un plan d'intervention destiné à accroître l'assistance et la réponse aux victimes des inondations.

« Nous travaillons main dans la main avec le gouvernement de la Colombie et les acteurs humanitaires dans le pays, comme la Croix-Rouge colombienne, afin d'atteindre les communautés les plus touchées qui se trouvent désormais dans des conditions de vulnérabilité majeure », a poursuivi Bruno Moro.

Depuis le début de l'année, le bilan des pluies s'élève à 238 morts, 103 disparus et 1,8 million de sinistrés. Les causes de cette catastrophe sont attribuées au phénomène météorologique « La Nina », qui se caractérise par une diminution de la température de certaines zones de l'océan Pacifique, entrainant des épisodes pluvieux extrêmes en Amérique latine et en Amérique centrale.

Les équipes humanitaires de l'ONU et des ONG sur le terrain travaillent déjà depuis semaines pour porter assistance aux victimes dans les zones les plus touchées.

Sept missions d'évaluation des besoins sont en cours dans les régions de Cesar, Córdoba, Magdalena, Chocó, Sucre, Bolívar, Cauca, Nariño et de Cundinamarca. Elles doivent permettre de concentrer l'aide humanitaire dans les zones où les besoins sont les plus importants, dans les domaines notamment de la sécurité alimentaire, de l'eau, de l'assainissement, de la santé et du logement.

Pour faciliter l'aide aux victimes, le Fonds central d'intervention d'urgence de l'ONU (CERF) a été activé par le Secrétaire général adjoint pour les Affaires humanitaires et Coordinateur des secours d'urgence de l'ONU.

Le plan d'intervention actuellement en cours d'élaboration permettra également de mobiliser plus de fonds et de ressources auprès de la communauté internationale.

 

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