Ban Ki-moon appelle à ne pas rester silencieux face à l'homophobie

10 décembre 2010

A l'occasion de la Journée des droits de l'homme, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé vendredi à ne pas rester silencieux face à l'homophobie et a dénoncé la criminalisation de l'homosexualité dans plus de 70 pays.

« Quand des individus sont attaqués, maltraités ou emprisonnés en raison de leur orientation sexuelle, nous devons nous exprimer. Nous ne pouvons pas rester silencieux. Cela est d'autant plus vrai dans les cas de violence. Ce ne sont pas seulement des agressions contre des personnes. Ce sont des attaques contre nous tous », a dit le Secrétaire général dans un discours lors d'une manifestation au siège de l'ONU à New York sur la lutte contre les violences et les sanctions pénales fondées sur l'orientation et l'identité sexuelle.

« Aujourd'hui, de nombreux pays ont des constitutions modernes qui garantissent les droits et les libertés essentielles. Et pourtant, l'homosexualité est considérée comme un crime dans plus de 70 pays. Ce n'est pas juste », a-t-il ajouté. « La désapprobation personnelle, la désapprobation de la société, ne sont pas une excuse pour arrêter, détenir, emprisonner, harceler ou torturer quiconque ».

Le Secrétaire général s'est félicité d'avoir pu récemment obtenir la libération d'un jeune couple homosexuel qui avait été condamné à 14 ans de prison au Malawi.

Il a également pris l'exemple d'un jeune militant des droits de l'homme en Ouganda, avec qui il a participé à un événement organisé par la Ford Foundation jeudi soir à New York.

« Frank Mugisha travaille avec plusieurs groupes de la société civile pour arrêter une législation qui institutionnalise la discrimination contre les gays et les lesbiennes. Avec une éloquence extraordinaire, il a fait appel à nous, les Nations Unies, pour que nous apportions notre aide. Il nous a demandé de réunir des soutiens pour obtenir la dépénalisation de l'homosexualité partout dans le monde ».

« Et c'est ce que nous ferons. Nous répondrons à cet appel », a-t-il ajouté, « parce que cette cause est juste. »

« La Journée des droits de l'homme commémore la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il ne s'agit pas de la déclaration 'partielle' de droits de l'homme. Ce n'est pas la déclaration des droits de l'homme 'parfois'. Il s'agit de la déclaration universelle, garantissant à tous les êtres humains leurs droits fondamentaux, sans exception. »

 

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