40 millions de personnes affectées par le changement climatique en Amérique Latine

6 décembre 2010

Le nombre de personnes touchées par des événements météorologiques extrêmes en Amérique latine et aux Caraïbes, qu'il s'agisse de canicules, d'incendies de forêt, de sécheresses, de tempêtes ou d'inondations, est passé de 5 millions dans les années 1970 à plus de 40 millions entre 2000 et 2009, a indiqué lundi le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), dans un rapport qui décrit les effets du changement climatique dans ces régions.

Intitulé « Changement climatique, graphiques vitaux pour l'Amérique latine et les Caraïbes », le rapport compilent des données relevées ces 30 dernières années dans des graphiques, des tableaux et des cartes détaillées montrant les évènements météorologiques extrêmes, les lieux où ils ont été observés et les populations affectées. Le rapport offre ainsi une analyse des principaux signes du changement climatique dans la région, son impact géographique, les niveaux des émissions de gaz à effet de serre et les possibilités qui existent pour les atténuer.

Produit en collaboration avec la Commission économique pour le développement durable et les établissements humains d'Amérique latine et des Caraïbes (CEPALC), le rapport propose également des scénarios climatiques futurs pour la région.

Il montre ainsi que d'ici à 2050, les hausses de température de surface des océans se traduiront par la mort plus fréquente de récifs coralliens, ce qui aura un impact négatif sur le tourisme et la pêche. En 1970, seul un nombre réduit de pays d'Amérique latine et des Caraïbes étaient des foyers de moustiques transmettant la fièvre jaune, la dengue et le paludisme, alors que depuis les années 2000, la grande majorité de la région est affectée par ces maladies tropicales.

Le rapport du PNUE révèle également que bien que la contribution de l'Amérique latine et des Caraïbes aux émissions de gaz à effet de serre ne représente que 8% des émissions mondiales, le changement climatique attendu dans les prochaines décennies aura un impact significatif sur la région.

S'appuyant sur l'analyse historique de nombreuses variables, comme les niveaux de température, de précipitations et de la mer, le rapport constitue une base de donnée et de prévision qui doit également permettre aux décideurs, aux responsables politiques, aux universitaires, aux chercheurs et au grand public d'examiner les causes et les effets de ces phénomènes. Il met aussi en avant le besoin d'assistance et de ressource dont les pays de la région auront besoin pour réduire leur vulnérabilité et améliorer leur résilience face aux effets néfastes du changement climatique.

Avec ce rapport, le PNUE souligne enfin le besoin croissant de coordination régionale, la nécessité d'élaborer des politiques durables, de concevoir de nouvelles technologies et de prévoir des options pour réduire les émissions de gaz nocifs en élargissant les sources d'énergie propres et renouvelables, en augmentant l'efficacité énergétique et en adoptant des mesures drastiques d'économie d'énergie.

 

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