Pakistan : la crise provoquée par les inondations n'est pas finie, selon Amos

Pakistan : la crise provoquée par les inondations n'est pas finie, selon Amos

Valerie Amos.
« Tout ce que j'ai vu et entendu confirme que cette catastrophe est loin d'être terminée », a déclaré vendredi, la Secrétaire générale adjointe de l'ONU aux affaires humanitaires, Valerie Amos, au deuxième jour de sa visite au Pakistan, qui l'a mené dans la province du Sindh, l'une des plus touchées par les inondations dramatiques de l'été.

« Quatre mois après, des millions de personnes vivent encore sans le minimum élémentaire, parce que leur maisons et leurs moyens de subsistance ont tout simplement été emportés ou endommagés par les inondations », a-t-elle déploré après avoir rencontré des victimes de cette catastrophe dans cette région qui a compté près de 7,2 millions de déplacés au plus fort de la crise, sur les 18 millions touchés dans tout le Pakistan.

Si près de 2 millions de personnes ont aujourd'hui un accès à l'eau potable et plus de 4,3 millions de personnes ont reçu une assistance alimentaire, des inquiétudes subsistent quant au niveau élevé de malnutrition et aux risques de propagation d'épidémies graves. De vastes parties de la province sont en effet toujours sous les eaux, près d'un demi-million de maisons ont été détruites et un million de personnes restent encore déplacées.

Dans le district de Sehwan où elle s'est rendue, Valerie Amos a rencontré des familles encore installées dans des camps de fortune. Elle a pu entendre les difficultés auxquelles elles sont confrontées quotidiennement et leur désir de rentrer chez elles pour commencer à reconstruire leur vie.

La Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires a également rencontré des représentants d'organisations non-gouvernementales (ONG), d'agences onusiennes et des autorités locales. Au centre de ces discussions, les défis persistants dans la distribution de l'aide et le lancement de la reconstruction.

« Les gens sont inquiets pour l'avenir - pour beaucoup d'entre eux, même lorsque les eaux se retireront, il ne restera rien de leurs foyers et de leurs moyens de subsistances », a-t-elle ajouté.

En novembre, dans l'ensemble du Pakistan, l'ONU et ses partenaires ont distribué des vivres à 7 millions de personnes, de l'eau potable quotidiennement à plus de 4,3 millions de personnes, des abris d'urgence à 5 millions de personnes et des soins de santé essentiels à plus de 7 millions de personnes.

« Beaucoup a été fait, mais il y a encore beaucoup à faire. Quatre mois après les inondations, il y a encore de longues rangées de tentes le long des digues et des barrages. Même les plus solides sont de plus en plus fatigués. Il est essentiel que nous continuions à aider les Pakistanais dans cette situation désastreuse », a conclu Valerie Amos, dont la visite dans le pays s'achèvera dimanche.