Akasaka : la liberté d'information est vitale pour promouvoir la diversité culturelle

1 décembre 2010
Kiyo Akasaka.

La liberté d'information et l'accès universel à l'information sont indispensables pour promouvoir la diversité culturelle et linguistique et l'ONU est à la pointe de la bataille pour protéger ces droits, a déclaré cette semaine le Secrétaire général adjoint des Nations Unies à l'information, Kiyo Akasaka.

« La liberté d'expression et la liberté des médias sont un élément inséparable de la mission des Nations Unies pour la paix, le développement humain et un monde meilleur », a dit Kiyo Akasaka lors d'un séminaire mondial sur la diversité linguistique, la mondialisation et le développement à Alexandrie, en Egypte.

« Mais à travers le monde, nous voyons les gouvernements et ceux qui exercent le pouvoir utiliser différentes manières pour y faire obstacle. L'Internet et les médias numériques deviennent un nouveau champ de bataille de l'information ».

Il a relevé le rythme impressionnant d'innovation et de croissance dans les nouvelles technologies de la communication (TIC) : d'ici à la fin de 2010, on estime qu'il y aura 5,3 milliards d'utilisateurs de téléphones cellulaires ; les réseaux de téléphonie mobile sont maintenant accessibles à 90% de la population mondiale et à 80% des personnes vivant dans les zones rurales.

En outre, le nombre total de messages texte envoyés dans le monde a triplé au cours des trois dernières années, passant de 1.800 milliards à 6.100 milliards, soit 200.000 messages texte envoyés chaque seconde, et le nombre d'utilisateurs d'Internet a doublé entre 2005 et 2010, année au cours de laquelle il devrait dépasser la barre des 2 milliards, dont 1,2 milliard dans les pays en développement.

Mais la fracture numérique demeure, a averti le Secrétaire général adjoint, avec 71% de la population des pays développés en ligne, contre seulement 21% dans les pays en développement.

D'ici à la fin de cette année, le nombre d'utilisateurs d'Internet en Afrique atteindra 9,6%, loin derrière la moyenne mondiale de 30%. Pour des millions de personnes dans les pays pauvres, le téléchargement d'un film de haute qualité peut prendre un jour et demi contre cinq minutes ailleurs.

« Cette connectivité accrue et le rôle que les médias et les institutions peuvent jouer pour protéger et promouvoir la diversité culturelle et linguistique nécessitent deux choses », a souligné M. Akasaka.

« Premièrement, il faut trouver des moyens de fournir des informations à tout le monde », a-t-il dit. « Et deuxièmement, il faut s'assurer que l'information qui est véhiculée, la substance, est diverse, pluraliste et tolérante. Les États membres, le secteur privé, l'UNESCO et l'Organisation des Nations Unies travaillent tous pour apporter des informations et des services de communication aux communautés à travers le monde ».

« Les statistiques que j'ai mentionnées plus haut illustrent les progrès énormes que nous avons faits. Je n'ai aucun doute que nous serons en mesure de combler le fossé numérique. Le plus grand défi pour nous tous est de veiller à ce que les informations que nous recherchons soient représentatives de l'immense diversité des peuples, des langues, des cultures et des points de vue scientifiques, politiques, religieux et sociaux. C'est là que les gouvernements, les bibliothèques, les universités, les médias et les institutions culturelles peuvent jouer un rôle crucial ».

Il a exhorté les universités et autres établissements de l'enseignement supérieur en Egypte et dans le monde arabe à rejoindre l'initiative lancée récemment par l'ONU, l'Impact académique, qui vise à créer des partenariats entre l'ONU et les universitaires et à favoriser une culture de responsabilité sociale intellectuelle.

Quatre universités égyptiennes - Assiout, Benha, l'Université américaine du Caire, et l'Université Senghor d'Alexandrie - ont déjà rejoint l'initiative, lancée plus tôt ce mois-ci par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

 

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