La CPI demande à la République centrafricaine d'arrêter le Président soudanais

La CPI demande à la République centrafricaine d'arrêter le Président soudanais

Le président Omar Al-Bachir du Soudan
La Cour pénale internationale (CPI) a demandé mercredi à la République centrafricaine d'adopter toutes les mesures nécessaires afin que le Président soudanais Omar Al Bachir soit arrêté et remis à la Cour, au cas et dès le moment où il arrive sur son territoire.

Réagissant aux informations relatives à une possible visite du suspect en République centrafricaine aujourd'hui, la Chambre préliminaire I de la CPI a rappelé que, en tant qu'État Partie au Statut de Rome depuis le 3 octobre 2001, la République Centrafricaine est tenue d'exécuter les mandats d'arrêts délivrés à l'encontre de M. Al Bachir. Elle a également demandé à ce que la les autorités centrafricaines, le cas échéant, informent immédiatement la Chambre de toutes difficultés qui pourraient gêner ou empêcher l'arrestation et la remise d'Omar Al Bachir lors de sa visite en République centrafricaine.

Le 4 mars 2009, la Chambre préliminaire I avait délivré un premier mandat d'arrêt à l'encontre de M. Al Bachir, considérant qu'il y a des motifs raisonnables de croire que le suspect a engagé sa responsabilité pénale pour cinq chefs de crimes contre l'humanité et de deux chefs de crime de guerre. Un second mandat d'arrêt a été délivré à son encontre le 12 juillet 2010, pour trois chefs de crime de génocide.

Le 27 août, la Chambre préliminaire I avait rendu deux décisions informant le Conseil de sécurité de l'ONU et l'Assemblée des Etats parties au Statut de Rome des visites d'Omar Al Bachir en République du Kenya et en République du Tchad, « afin qu'ils puissent prendre toute mesure qu'ils jugeront appropriée ». La Chambre avait également demandé, le 25 octobre 2010, des observations du Kenya à propos de l'exécution des mandats d'arrêt à l'encontre d'Omar Al Bachir si ce dernier visitait le Kenya.