La reprise du dialogue intercoréen est nécessaire, plaide un expert de l'ONU

26 novembre 2010

Trois jours après des échanges de tirs d'artillerie entre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et la République de Corée, le Rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en RPDC, Marzuki Darusman, a plaidé vendredi en faveur de la reprise du dialogue entre les deux pays avec afin notamment de mettre un terme aux problèmes des familles séparées et des personnes enlevées.

Trois jours après des échanges de tirs d'artillerie entre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et la République de Corée, le Rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en RPDC, Marzuki Darusman, a plaidé vendredi en faveur de la reprise du dialogue entre les deux pays afin notamment de mettre un terme aux problèmes des familles séparées et des personnes enlevées.

« Le nombre de personnes touchées par la séparation des familles est si grand qu'il est nécessaire d'organiser des réunions de famille plus fréquemment et régulièrement », a déclaré vendredi Marzuki Darusman dans un communiqué de presse à l'issue d'une visite de quatre jours en République de Corée, l'accès en RPDC lui ayant été refusé par les autorités nord-coréennes.

« Il est regrettable que les discussions entre la Croix-Rouge et les deux parties ont été interrompues après le récent incident de tirs d'artilleries », a-t-il ajouté.

Selon la presse, le 23 novembre dernier la République populaire démocratique du Corée (RPDC) a tiré avec son artillerie sur l'île sud-coréenne de Yeonpyeong entrainant la riposte de la part de la République de Corée. L'incident a fait quatre morts. L'île sud-coréenne est située à environ 120 kilomètres à l'ouest de la côte, compte entre 1.200 et 1.300 habitants et abrite des installations militaires. Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait immédiatement condamné l'incident et appelé à la retenue.

Le Rapporteur spécial a aussi souligné « le besoin de fournir une aide humanitaire continue de la part de la communauté internationale pour les populations de RPDC ». « L'acheminement de l'aide humanitaire notamment l'aide alimentaire et médicale ainsi que d'autres besoins urgents ne devraient pas être conditionnés par des événements politiques », a-t-il insisté.

Marzuki Darusman a appelé la RPDC à « respecter la protection et la promotion des droits de l'homme dans le pays » et a salué la République de Corée pour « l'intégration des demandeurs d'asile de RPDC ». A la fin des années 1990, l'ONU dénombrait environ un millier de personnes qui demandaient l'asile en République de Corée. Aujourd'hui, ils sont plus de 20.000 à tenter de trouver refuge chez leur voisin du sud.

« J'appelle tous les gouvernements auprès desquels les populations de RPDC cherchent l'asile de les protéger et de les traiter humainement selon le respect du principe de non refoulement de la Convention relative au statut des réfugiés de 1951 », a souligné le Rapporteur spécial.

L'expert s'est rendu en République de Corée entre le 22 et le 26 novembre où il a rencontré des membres du gouvernement sud-coréen et des représentants de la société civile et visité un centre de prise en charge de demandeurs d'asile .

Il a appelé le gouvernement de RPDC « à reconnaitre le besoin de coopérer avec le Bureau du Haut commissariat aux droits de l'homme ».

Le Rapporteur spécial présentera son rapport au Conseil des droits de l'homme en mars 2011. Il se rendra auparavant au Japon en janvier 2011.

 

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