Haïti : la MINUSTAH déplore des violences contre les Casques bleus

Haïti : la MINUSTAH déplore des violences contre les Casques bleus

Des femmes policiers servant au sein de l'opération de l'ONU en Haïti.
La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a déploré les actes de violence contre les forces de l'ordre haïtienne et onusienne survenus au cours des manifestations violentes au Cap-Haitien et à Hinche dans la journée de lundi et a appelé la population « à ne pas se laisser manipuler ».

« La façon dont les événements se sont déroulés porte à croire que ces incidents ont une motivation politique, visant à créer un climat d'insécurité à la veille des élections. La MINUSTAH appelle la population à rester vigilante et à ne pas se laisser manipuler par des ennemis de la stabilité et de la démocratie dans pays », a déclaré lundi soir la MINUSTAH par communiqué de presse.

Ces violences ont occasionné plusieurs blessés dont six membres du personnel de la Mission à Hinche. Dans le département du Nord, à Quartier Morin, des manifestants armés ont tiré sur des Casques bleus. Un de ces manifestants a perdu la vie, touché d'une balle provenant d'un Casque bleu qui a riposté en légitime défense. Une enquête a été ouverte pour déterminer avec précision les circonstances de ce décès, a indiqué la Mission.

La MINUSTAH a réitéré son « ferme engagement à appuyer la Police nationale d'Haïti dans le maintien de l'ordre et de la sécurité du pays afin d'assurer la poursuite du processus électoral et de reconstruction en Haïti ».

La porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), Elisabeth Byrs, a souligné mardi que l'appel de fonds de 163,8 millions de dollars, lancé la semaine dernière par l'ONU et ses partenaires pour répondre à l'épidémie de choléra, n'était pas assez financé.

« Alors que le nombre de cas continue d'augmenter, le nombre de décès n'augmente pas au même rythme », a ajouté la porte-parole d'OCHA lors d'une conférence de presse à Genève. « Cela démontre que même si la souche est virulente et hautement contagieuse, les interventions médicales fonctionnent et la majorité des gens qui se sont présentés dans les centres ont survécu ».

La porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Fadela Chaib, a pour sa part indiqué qu'il existait un consensus scientifique général que le choléra resterait un problème en Haïti dans les années à venir.