Syrie : le droit à la santé s'améliore, mais des progrès restent à faire

15 novembre 2010

Le Rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à la santé, Anand Grover, a salué lundi l'engagement du gouvernement syrien dans la mise en œuvre du droit à la santé même si la qualité des services doit être améliorée, a-t-il estimé.

« Des progrès admirables ont été accomplis dans presque tous les indicateurs clés de la santé », a déclaré dans un communiqué de presse Anand Grover. « Les taux de couverture sont extrêmement hauts, atteignant 90%, et les centres de santé que j'ai visité sont tenus de manière adéquate avec le personnel nécessaire », a-t-il ajouté.

Le Rapporteur spécial a aussi salué les améliorations des services de santé infantile et maternelle « qui placent le pays proche des pays développés ». Il a par ailleurs noté que la division urbain/rural dans l'accès à la santé était un défi à relever notamment sur les questions de maîtrise de la reproduction, le taux de fécondité du pays étant élevé. L'expert a conclu sa visite par la prison centrale de Damas, la capitale syrienne.

Anand Grover a appelé les autorités à concentrer leur attention sur les violences liées aux genres « afin de protéger les droits humains des femmes dans le processus de prévention, de soins et de réhabilitation ».

Le Rapporteur spécial a également salué le gouvernement pour l'accueil des 1,5 million de réfugiés iraquiens qui sont sur le territoire syrien. Il a cependant souligné que les Syriens d'origine kurde avaient plus de mal à avoir accès aux soins de santé.

« Ce sont précisément ce type de groupe désavantagés qui doivent être protégés », a-t-il souligné.

 

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