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Myanmar : l'ONU salue la libération de l'opposante Aung San Suu Kyi

Myanmar : l'ONU salue la libération de l'opposante Aung San Suu Kyi

Aung San Suu Kyi
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et la Haute commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, se sont félicités samedi de la libération de l'opposante Aung San Suu Kyi, et ont exhorté les autorités du Myanmar à libérer tous les prisonniers politiques encore incarcérés.

Aung San Suu Kyi, à la tête de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) et prix Nobel de la paix, a été assignée à résidence pendant la majeure partie des deux dernières décennies. Sa libération intervient une semaine après que le Myanmar ait organisé ses premières élections depuis 20 ans.

« Sa dignité et son courage face à l'injustice ont été une source d'inspiration pour beaucoup de gens à travers le monde, y compris le Secrétaire général, qui a longtemps défendu sa libération », a indiqué le porte-parole de Ban Ki-moon dans un communiqué.

« Le Secrétaire général s'attend à ce qu'aucune restriction de circulation ne lui soit imposé et invite instamment les autorités du Myanmar à aller de l'avant en libérant tous les prisonniers politiques », a-t-il poursuivi, estimant aussi qu'il était « profondément regrettable » qu'elle n'ait pas pu participer au scrutin organisé le 7 novembre.

« La démocratie et la réconciliation nationale exige que tous les citoyens du Myanmar soient libres de participer comme ils le souhaitent à la vie politique de leur pays ».

La Haute commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a de son côté qualifié la libération d'Aung San Suu Kyi de « signal positif » montrant que les autorités du Myanmar sont prêtes à aller de l'avant dans la transition démocratique.

« De toute évidence, Aung San Suu Kyi peut apporter une contribution majeure à ce processus », a déclaré Navi Pillay, ajoutant qu'elle restait « extrêmement déçue » que l'opposante démocrate n'ait pas été libéré avant les élections.

La Haute commissaire a également exhorté les autorités du Myanmar à procéder à la libération des 2.200 autres prisonniers politiques incarcérés, estimant que ce serait « un signe clair que le nouveau gouvernement à l'intention de respecter les droits de l'homme et à dessiner un nouvel avenir pour le pays ».