Catastrophes naturelles : le coût des dégâts pourraient tripler à l'avenir

Catastrophes naturelles : le coût des dégâts pourraient tripler à l'avenir

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Le coût global des pertes dues aux catastrophes naturelles pourraient tripler et atteindre 185 milliards de dollars par an, s'inquiètent les experts des Nations Unies et de la Banque mondiale dans un nouveau rapport publié jeudi.

« Ce rapport arrive à temps alors que de nombreuses catastrophes sont déjà survenues cette année et ont affecté des millions de personnes en Haïti, Pakistan, Chine, Viet Nam, Indonésie et dans d'autres endroits encore », a déclaré la chef de l'organe de l'ONU chargé de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (ONUSIPC), Margareta Wahlstrom. « Nous espérons que le rapport va aider les gouvernements à mieux comprendre la valeur ajoutée des politiques de réduction des risques des catastrophes afin qu'ils puissent mieux investir dans la prévention et la protection de davantage de personnes et leurs atouts dans le futur ».

Selon le rapport, rédigé en partenariat avec la Banque mondiale, ces prévisions ne prennent pas en compte les conséquences du changement climatique. Il faudrait ajouter 28 à 68 milliards de dollars en plus des 185 milliards pour obtenir le coût global des catastrophes naturelles. Les experts soulignent que la population exposée aux tremblements de terre et aux ouragans pourraient doubler pour atteindre 1,5 milliard de personnes d'ici à 2050.

L'une des réformes recommandées est par exemple de fournir des titres de propriété aux individus afin d'éviter les démolitions où les expulsions et encourager les propriétaires à investir dans des infrastructures sûres. Ce type de mesures n'est pas nécessairement très coûteux, indique le rapport. Les experts prônent également l'adoption par les gouvernements de systèmes de prévention.

« Ce rapport présente les preuves nécessaires et des études de cas convaincantes pour les pays qui souhaitent réduire leur vulnérabilité aux catastrophes naturelles afin qu'ils puissent se développer de manière durable », a pour sa part déclaré le président du Groupe de la Banque mondiale Robert B. Zoellick. « Nous et nos partenaires du Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement sommes prêts à accroître l'ampleur de nos efforts pour assister les pays en développement en répondant à cette menace de la sécurité et des moyens de subsistance des populations pauvres », a-t-il ajouté.

Le rapport, intitulé 'Natural Hazards, UnNatural Disasters : The Economics of effective Prevention', souligne que ce sont les pauvres qui sont le plus affectées par ces phénomènes. Ces 40 dernières années, les experts estiment que 3,3 millions de personnes sont mortes dans les catastrophes naturelles dont un million en Afrique à cause de la sécheresse.

Ce rapport est le fruit de deux ans de travail de la part de 70 experts.