Cinq experts de l'ONU sur l'utilisation des mercenaires en visite en Afrique du Sud

10 novembre 2010

« Pendant de nombreuses années, l'Afrique du Sud a été un terrain fertile de recrutement pour les sociétés militaires et de sécurité privée. Il est par conséquent l'un des rares pays à avoir pris des mesures concrètes, notamment législatives, pour encadrer ces activités », a indiqué Alexandre Nikitine, le Président du Groupe de travail de l'ONU sur l'utilisation des mercenaires qui entame mercredi une visite de neuf jours en Afrique du Sud.

« Nous sommes particulièrement intéressés par l'impact des activités de ces sociétés sur les droits de l'homme et par les efforts déployés pour s'assurer que leur responsabilité est engagée quand ces derniers sont bafoués », a ajouté le chef de l'équipe de cinq experts indépendants qui compose ce Groupe de travail créé en juillet 2005 par la Commission des droits de l'homme de l'ONU, devenue depuis le Conseil des droits de l'homme.

Au programme de la visite du Groupe de travail, des rencontres et des discussions avec les autorités sud africaines, des parlementaires, des organisations de la société civile, des représentants de la communauté diplomatique, ainsi que des responsables de l'armée et de sociétés de sécurité privées basées en Afrique du Sud.

Les cinq experts indépendants souhaitent en particulier mettre l'accent sur l'impact de la législation adoptée le 29 août 2006 et que la presse considère comme « l'une des lois anti-mercenaires les plus sévères votées dans le monde ».

Pour conclure sa visite, le Groupe de travail tiendra une conférence de presse à Pretoria, le 19 novembre, avant de rendre un rapport définitif au Conseil des droits de l'homme dans le courant 2011.

En août dernier, lors de sa réunion annuelle au siège de l'ONU, à New York, le Groupe de travail a présenté des propositions pour l'élaboration d'une convention internationale destinée à encadrer les activités des sociétés militaires et de sécurité privée et combler le vide juridique existant à l'heure actuelle au niveau international.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.