Au Soudan, Valerie Amos appelle à faire de la protection des civils une priorité

6 novembre 2010
La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos.

A son troisième de visite au Soudan, la Secrétaire générale adjointe de l'ONU aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a appelé tous les acteurs politiques, militaires et civils à mettre la protection des civils au coeur de leur priorité.

« La protection des civils doit être au coeur du processus de planification du récent plan annoncé par le gouvernement pour lutter conte l'Armée de résistance du seigneur (LRA). Toutes les parties en particulier les groupes de défense communautaire doivent faire l'objet d'une surveillance de la part du gouvernement et collaborer avec des experts en protection », a dit Valerie Amos qui s'est rendu à l'ouest du Soudan près de la frontière avec la République centrafricaine (RCA) et la République démocratique du Congo (RDC) puis dans la zone d'Abyei entre le Nord et le Sud-Soudan.

Dans la province d'Ezo proche de la RCA et la RDC, Valerie Amos a rencontré les autorités locales et discuté avec des déplacés. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), les violences perpétrées par la LRA ont provoqué le déplacement de plus de 13.000 personnes au cours des trois dernières années. La Chef des affaires humanitaires a réitéré son appel à la protection des populations dans les zones affectées.

Dans la zone d'Abyei, qui se trouve entre le Nord et le Sud-Soudan, Valerie Amos a ensuite visité la ville d'Agok où sont venus se réfugier plus de 50.000 personnes qui ont fui les combats entre les forces gouvernementales et l'Armée de libération populaire du Soudan. Des tensions communautaires sont toujours inquiétantes dans la perspective de l'organisation du référendum d'auto-détermination, souligne OCHA.

Le référendum sur l'auto-détermination du Sud-Soudan prévu en janvier 2011 est l'élément central de l'accord de paix global qui a mis fin en 2005 à plus de deux décennies de guerre civile entre le Nord, majoritairement musulman, et le Sud, où la plupart des habitants sont chrétiens ou animistes. Le référendum d'Abyei, qui doit aussi se dérouler en janvier prochain, doit permettre aux habitants de cette région riche en pétrole et située entre le Nord et le Sud de choisir s'ils veulent être rattachés au Sud ou au Nord.

La Secrétaire général adjointe a insisté sur la nécessité de négocier, entre le Nord et le Sud, un accès des travailleurs humanitaires en cas d'éruption de violence. « Les populations dans le besoin d'une aide humanitaire devraient pouvoir être assistées quelque soit le côté de la frontière où elles se trouvent », a dit Valerie Amos.

Dimanche, elle se rendra à El-Fasher et Nyala au Darfour, où les violences ont récemment repris, limitant l'accès des travailleurs humanitaires aux populations déplacées.

 

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