Disparitions forcées : le Groupe de travail de l'ONU examine 300 nouveaux cas

3 novembre 2010
Jeremy J. Sarkin, expert du Groupe de travail de l'ONU sur les disparitions forcées ou involontaires.

Le Groupe de travail de l'ONU sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDFI) a entamé mercredi sa 92ème session au siège de l'ONU à Genève, en Suisse. Jusqu'au 12 novembre, les cinq experts indépendants qui le composent se pencheront sur 300 nouveaux cas de disparitions forcées dont ils ont été saisis.

Créé en février 1980 par la Commission des droits de l'homme de l'ONU, sur l'inspiration de l'Assemblée générale, le Groupe de travail a déjà examiné plus de 50.000 cas de disparitions, au cours des 30 dernières années.

Lors de cette nouvelle session, les experts échangeront leurs points de vue et leurs informations sur ces 300 nouveaux cas individuels. Ils s'entretiendront notamment avec les délégations des Etats membres, des responsables d'agences onusiennes, les familles des victimes et des représentants de la société civile.

L'un des principaux objectifs du GTDFI depuis sa création est d'établir un canal de communication entre les familles de disparus et les gouvernements concernés, afin de s'assurer que tous les cas individuels sont examinés et non abandonnés.

Par ailleurs, vendredi 5 novembre, le Groupe de travail marquera le 30ème anniversaire de sa création en organisant deux rencontres thématiques présidées par le Haut Commissaire adjoint de l'ONU aux droits de l'homme, Kyung-wha Kang : « Le GTDFI : des histoires à l'Histoire » et « Le GTDFI : 30 ans d'évolution et la voie à suivre ».

Les deux panels rassembleront au Palais des Nations, à Genève, des experts spécialisés dans la lutte contre les disparitions forcées, à côtés des cinq membres actuels du Groupe de travail.

Le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires a été le premier mécanisme conçu et mis en place pour traiter de violations spécifiques et particulièrement graves des droits de l'homme à l'échelle mondiale, au contraire des autres groupes de travail de l'ONU et des Rapporteurs spéciaux qui sont chargés uniquement de se pencher sur la situation des droits de l'homme, pays par pays.

Les cinq experts indépendants qui composent actuellement le Groupe de travail sont le Sud-africain Jeremy J. Sarkin (président-rapporteur), l'Argentin Arial Dulitzky, la Bosniaque Jasminka Duzmhur, le Français Olivier de Frouville et le Libanais Osman El-Hajjé.

 

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