L'ONU réclame une enquête sur des viols présumés de Congolaises expulsées d'Angola

29 octobre 2010

A la suite de récentes informations faisant états de viols de femmes congolaises expulsées d'Angola vers la République démocratique du Congo (RDC), la Représentante spéciale de l'ONU sur les violences sexuelles dans les conflits, Margot Wallström, a « appelé les deux pays à enquêter sur les incidents ».

« Il est important non seulement de comprendre ce qui s'est passé mais également de clarifier qui a perpétré ces violations présumées des droits humains et de faire en sorte que les auteurs soient traduits devant la justice », a déclaré Margot Wallström.

Selon la presse, plus de 150 Congolais de RDC sont arrivés cette semaine dans la région de Tembo, dans la province du Bandundu, à 400 km au sud-est de Kinshasa, en provenance d'Angola, après avoir été expulsés par les autorités angolaises. Lors de l'expulsion, deux hommes auraient été tués et 30 femmes violées.

« J'exhorte les deux gouvernements à faire tout leur possible pour protéger les populations, particulièrement les femmes et les enfants », a conclu la Représentante spéciale.

Selon la presse, depuis 2004, plus de 400.000 immigrés illégaux, quasiment tous des Congolais de RDC, ont été expulsés des provinces minières d'Angola dans le cadre d'une opération baptisée 'Diamant' et visant à lutter contre le trafic illégal de diamants angolais. En représailles aux expulsions de ses ressortissants menées par Luanda, la RDC avait commencé début octobre 2009 à expulser des Angolais installés sur son territoire. Fin 2009, les présidents congolais Joseph Kabila et angolais Eduardo Dos Santos s'était accordés pour suspendre ces mesures.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Viols de masse en RDC : Margot Wallström appelle à lutter contre l'impunité

« Nous devons insister sur un point. Là où la violence sexuelle est planifiée et orchestrée comme une tactique de guerre, elle doit être considérée comme évitable », a affirmé jeudi devant le Conseil de sécurité, la Représentante spéciale de l'ONU pour les violences sexuelles dans les conflits, Margot Wallström.