Haïti : l'ONU déplore une attaque contre un bus transportant des journalistes

Haïti : l'ONU déplore une attaque contre un bus transportant des journalistes

Le Président haïtien René Préval (à gauche) et le Représentant spécial de l'ONU, Edmond Mulet.
La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a déploré mercredi une attaque contre un bus transportant huit journalistes qui couvraient la campagne électorale.

La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a déploré mercredi une attaque contre un bus transportant huit journalistes qui couvraient la campagne électorale.

L'incident a eu lieu dans la nuit du 25 au 26 octobre dans la localité de Passereine, à environ 12 km de la ville de Gonaïves. Ces journalistes se rendaient à Cap-Haitien en vue de couvrir le lancement de la deuxième phase de la campagne électorale du candidat à la présidence, Jacques Edouard Alexis.

« La Police nationale d'Haïti a déjà commencé une investigation autour de l'incident avec le support de la MINUSTAH. La Mission exprime son indignation par rapport à cet incident qui survient dans un contexte de campagne électorale », a dit la MINUSTAH dans un communiqué.

La Mission des Nations Unies « demande aux candidats à la présidentielle et aux législatives de préparer bien à l'avance, en coordination avec la PNH, leurs plans de sécurité pour réduire les risques de dérapage durant leurs activités de campagne.

A l'occasion du lancement de la campagne électorale début octobre, le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, Edmond Mulet, avait appelé les Haïtiens à mener cette campagne dans une ambiance sereine pour que les élections du 28 novembre soient une réussite.

« Les élections du 28 novembre offrent l'opportunité unique de définir le chemin à suivre durant les cinq prochaines années. En ces temps difficiles, alors que les acquis politiques économiques et sociaux des dernières années semblent menacés, il importe que les Haïtiens se mobilisent pour élire des femmes et des hommes d'Etat à la hauteur de la situation », avait dit M. Mulet dans un message.