L'UNICEF sonne l'alarme sur les taux de malnutrition infantile au Yémen

21 octobre 2010
Un groupe d'enfants déplacés au Yémen.

Dans cinq districts de l'ouest du gouvernorat de Saada, au nord du Yémen, qui est affecté par un conflit entre le pouvoir central et des indépendantistes zaydites depuis plusieurs années, près de la moitié des 26.246 enfants âgés de 6 mois à 5 ans souffrent de malnutrition, rapporte aujourd'hui le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), après avoir procédé à des consultations en juillet, en partenariat avec le ministère yéménite de la santé.

Dans cinq districts de l'ouest du gouvernorat de Saada, au nord du Yémen, qui est affecté par un conflit entre le pouvoir central et des indépendantistes zaydites depuis plusieurs années, près de la moitié des 26.246 enfants âgés de 6 mois à 5 ans souffrent de malnutrition, rapporte aujourd'hui le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), après avoir procédé à des consultations en juillet, en partenariat avec le ministère yéménite de la santé.

Si dans l'ensemble de la région, 17% des enfants examinés souffrent de malnutrition aiguë sévère et 28% de malnutrition aiguë modérée, dans certaines localités, la proportion d'enfant malnutris atteint trois sur quatre.

« La malnutrition est la principale cause sous-jacente de mortalité pour les jeunes enfants au Yémen, la sombre situation actuelle pourrait donc être catastrophique pour les enfants de Saada », a souligné le Représentant de l'UNICEF au Yémen, Geert Cappelaere. « À l'approche de l'hiver, des milliers d'enfants sont en danger, si nous ne sommes pas en mesure d'agir immédiatement ».

La malnutrition aiguë est une maladie chronique et un problème national chez les enfants de moins de cinq ans au Yémen. Les chiffres de l'UNICEF montrent que 15% des enfants du pays souffrent de malnutrition aiguë globale. Mais la prolongation du conflit dans le nord a sérieusement aggravé la situation des enfants de Saada.

Principale raison, la situation sécuritaire extrêmement volatile, qui a empêché l'accès à la région pendant de long mois, empêchant les organisations humanitaires et les agences de l'ONU, comme l'UNICEF, de dépêcher de l'aide sur place, en particulier pour l'aide de base constituée d'aliments thérapeutiques.

Selon l'UNICEF, l'aide alimentaire ne suffit pas à lutter contre la malnutrition et des efforts plus importants sont nécessaires pour soutenir la sécurité alimentaire des ménages, favoriser le changement des pratiques alimentaires et assurer les services de nutrition, d'assainissement de l'eau et de santé aux populations affectées par le conflit.

L'UNICEF invite donc toutes les parties au conflit à Saada, ainsi que la communauté internationale, à s'assurer qu'un accès immédiat à l'ensemble du gouvernorat de Saada est accordé aux acteurs humanitaires, afin qu'ils puissent distribuer aux enfants ce dont ils ont besoin, et ainsi sauver des vies.

 

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