Au Belarus, un projet du PNUD a permis de restaurer des tourbières

19 octobre 2010

Alors que des délégués du monde entier sont réunis depuis lundi à Nagoya, au Japon, pour la dixième Conférence des parties à la Convention internationale sur la biodiversité, un projet du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) a permis de restaurer au Belarus des zones particulièrement riches pour la faune : les tourbières.

Alors que des délégués du monde entier sont réunis depuis lundi à Nagoya, au Japon, pour la dixième Conférence des parties à la Convention internationale sur la biodiversité, un projet du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) a permis de restaurer au Belarus des zones particulièrement riches pour la faune : les tourbières.

Les quatre millions de kilomètres carrés de tourbières qui se trouvent dans 180 pays de la planète sont parmi les sites les plus fragiles du monde. Grâce à ce projet PNUD-FEM qui a duré quatre ans, 28.200 hectares de tourbières ont été sauvés en Belarus, où ces zones marécageuses représentent 6,4% du territoire.

Le projet de restauration 2006-2010 visait 17 zones marécageuses asséchées entre 1950 et 1990, après des opérations d'extraction à grande échelle de la tourbe, exploitée pour sa valeur comme combustible ou isolant thermique.

Le drainage des sites a asséché les terres, qui peuvent facilement s'enflammer et brûler lentement sous terres pendant plusieurs mois. Au Belarus, ces incendies relâchaient près de 235.000 tonnes de CO2 chaque année, avant que la réhydratation des fossés de drainage asséchés - construction de barrages qui entraine une montée des eaux souterraines – a permis d'éteindre les incendies et de diminuer la facture de la lutte conte ces feux de 1,5 million de dollars.

La restauration, qui a coûté en moyenne 50 à 100 dollars par hectare, a également permis de mettre fin aux émissions de CO2, de créer un milieu plus propice à la pêche, la chasse et le tourisme, plus fertile aussi pour la faune et pour la flore, notamment pour des espèces d'oiseaux menacées comme le courlis et l'aigle criard.

« Nous espérons que les participants à la Conférence de Nagoya inscriront dans leurs priorités la protection, la restauration et l'exploitation des tourbières de la planète, car il s'agit là de mesures essentielles et efficaces pour la préservation de la biodiversité, ainsi que pour atténuer la pression humaines sur les écosystèmes », a indiqué le conseiller technique principal du PNUD pour la biodiversité, Nik Sekhran.

Le projet du PNUD au Belarus a poussé le gouvernement à adopter une politique de réhabilitation des tourbières ayant fait autrefois l'objet d'une exploitation. Elle prévoit notamment que les zones perturbées devront être restaurées, au lieu de finir en réservoirs ou en terres forestières, comme c'était le cas jusqu'à présent.

Au plan mondial, les tourbières contiennent environ un tiers du carbone stocké dans les sols et représentent l'un des principaux réservoirs de carbone de la planète.

 

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