HCR : la plupart des réfugiés Iraquiens revenus dans leur pays le regrettent

19 octobre 2010

Une enquête menée par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) auprès d'anciens réfugiés iraquiens revenus vivre dans leur pays montre que la plupart regrettent d'être rentrés à cause notamment « de l'insécurité, la situation économique et le manque de services publics ».

Une enquête menée par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) auprès d'anciens réfugiés iraquiens revenus vivre dans leur pays montre que la plupart regrettent d'être rentrés à cause notamment « de l'insécurité, la situation économique et le manque de services publics ».

Selon l'étude, 61% des personnes interrogées regrettent d'être revenues de leur pays d'asile, et 60% d'entre eux déclarent que cela est principalement dû à l'insécurité, a indiqué aux journalistes une porte-parole du HCR, Melissa Fleming, lors d'une conférence de presse à Genève, en Suisse. « Environ 34% des Iraquiens revenus sont incertains quant à savoir s'ils vont rester en Iraq de manière permanente ou s'ils vont demander l'asile auprès des pays voisins, si les conditions ne s'améliorent pas », a-t-elle ajouté.

L'étude a été menée, entre le mois d'avril et le mois de septembre 2010, auprès de 2.353 Iraquiens soit 537 familles qui sont revenues vivre dans les provinces de Bagdad, de Resafa et de Karkh entre 2007 et 2008. D'autres enquêtes seront menées auprès d'anciens réfugiés vivants dans d'autres parties de l'Iraq notamment Kirkouk, Mossoul, Anbar et Diyala, indique le HCR.

« Le personnel du HCR a été informé par les anciens réfugiés de cas de harcèlements, d'opérations militaires et d'enlèvements survenant dans les zones de retour », a souligné la porte-parole du HCR. « Dans ce contexte, le HCR continue d'être inquiet par les cas de déplacements forcés d'Iraquiens revenus de leur pays d'asile en Iraq », a-t-elle précisé.

L'un des principaux défis pour les anciens réfugiés est de trouver un emploi régulier. Le manque d'accès aux services de santé et aux services de bases tel que l'accès à l'électricité ont souvent été cités comme difficultés rencontrées par les personnes interrogées.

« Alors que le HCR ne promeut pas les retours en Iraq, l'agence continue d'assister les réfugiés qui expriment volontairement le souhait de revenir », a déclaré Melissa Flemming. Plus de 2.960 Iraquiens sont revenus volontairement en Iraq assistés par le HCR entre 2007 et 2008.

Selon le gouvernement iraquien, 18.240 réfugiés sont revenus en Iraq les huit premiers mois de l'année 2010, alors que 89.7000 personnes déplacés internes sont également revenus chez elles durant la même période.

Une enquête similaire du HCR publiée la semaine dernière, auprès de réfugiés iraquiens vivants en Syrie et Jordanie, avait conclu « que la plupart d'entre eux hésitent à rentrer définitivement dans leur pays d'origine ».

 

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