Moyen-Orient : l'ONU appelle à sortir les négociations de l'impasse rapidement

18 octobre 2010
Oscar Fernandez-Taranco.

Six semaines seulement après leur relance, les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens sont à nouveau dans l'impasse, les parties ne s'étant pas rencontrées depuis le 15 septembre comme convenu initialement, a regretté lundi le Sous Secrétaire général de l'ONU aux affaires politiques, Oscar Fernandez-Taranco, lors d'une séance du Conseil de sécurité sur cette question.

« Nous devons surmonter l'impasse actuelle, et, encore plus important, nous devons nous assurer que lorsque les pourparlers reprennent, ils avancent de manière intensive et résolue, pour chercher à résoudre les questions clés, y compris celle concernant les frontières », a dit M. Fernandez-Taranco dans son exposé devant les membres du Conseil.

Il a précisé que le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, continuerait à travailler étroitement avec le Quatuor sur le Moyen-Orient (Etats-Unis, Fédération de Russie, Nations Unies et Union européenne), les partenaires régionaux et internationaux, et les Israéliens et Palestiniens. « Nous devons rester collectivement engagés à réaliser un accord de paix dans l'année qui suit le début des pourparlers en septembre », a-t-il dit.

Le Sous Secrétaire général a par ailleurs rappelé que le 26 septembre, le moratoire partiel israélien sur la colonisation en Cisjordanie avait expiré et n'avait pas été renouvelé. « Des constructions qui avaient été gelées ont repris dans certaines colonies. Le Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a indiqué qu'il ne poursuivrait pas les négociations tant qu'Israël ne gèlerait pas son activité de colonisation », a-t-il souligné.

Face à cette impasse, des efforts diplomatiques intenses menés par les Etats-Unis et soutenus par tous les membres du Quatuor sont en cours pour créer les conditions d'une poursuite des négociations. Ces efforts ont toutefois été rendus encore plus difficiles par l'approbation, le 14 octobre, par le gouvernement israélien, de contrats de construction pour 238 unités de logement dans les colonies de Ramot et Pisgat Zeev à Jérusalem Est, a souligné Oscar Fernandez-Taranco.

Selon lui, des progrès dans les prochaines semaines sont indispensables. « Le Secrétaire général continue de croire que, si la porte vers la paix se ferme, il sera très difficile de la rouvrir. Il n'y a pas d'alternative à un règlement négocié, aboutissant à la création d'un Etat de Palestine indépendant et viable vivant côte à côte de l'Etat d'Israël, en paix et en sécurité », a-t-il insisté.

Evoquant ensuite le Liban, le Sous Secrétaire général a noté que les tensions générées par les spéculations sur d'éventuelles inculpations par le Tribunal spécial de l'ONU pour le Liban avaient nettement augmenté ces dernières semaines. Le Coordonnateur spécial de l'ONU pour le Liban, Michael Williams, a eu des entretiens avec des responsables libanais et a appelé au calme, a-t-il précisé.

Dans ce contexte, la visite les 13 et 14 octobre du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad au Liban, notamment dans le sud du pays, a suscité de sérieuses inquiétudes, a souligné Oscar Fernandez-Taranco.

 

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