Une délégation du Conseil de sécurité s'inquiète des violences au Darfour

8 octobre 2010

Une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU a conclu vendredi une visite au nord de la région du Darfour, à l'est du Soudan, au cours de laquelle elle a exprimé aux autorités locales son inquiétude sur l'augmentation des violences dans la zone.

Le chef de la délégation pour cette visite au Darfour, le Représentant du Royaume Uni auprès des Nations Unies, Mark Lyall Grant, a également exprimé sa préoccupation sur les violences visant les civils, notamment les violences sexuelles, et sur le flux illégal d'armes.

La délégation du Conseil a rencontré le Wali (gouverneur) de la province du Nord-Darfour dans la ville d'El Fasher. Elle a aussi réitéré le soutien du Conseil de sécurité à la Mission des Nations Unies et de l'Union africaine au Darfour (MINUAD).

De son côté, la MINUAD a indiqué vendredi par communiqué de presse que l'un de ses employés civils avait été enlevé à son logement à El Fasher. Trois membres de la MINUAD ont d'abord été braqués par des hommes armés jeudi matin. Alors qu'ils étaient emmenés par leurs ravisseurs, deux d'entre eux ont pu s'échapper du véhicule en marche. Aucun contact n'a encore été établi avec les auteurs de l'enlèvement. La MINUAD et les autorités soudanaises ont commencé les recherches.

La délégation du Conseil de sécurité s'est également rendue dans le camp de déplacés d'Abu Shouk avant de s'envoler pour Khartoum, la capitale du Soudan. La guerre civile au Darfour a fait près de 300.000 morts et 2,7 millions de réfugiés ou de déplacés internes.

Auparavant, la délégation se trouvait au Sud-Soudan, afin d'évaluer l'avancée des préparatifs des référendums sur l'auto-détermination du Sud-Soudan et de la zone d'Abyei.

Le référendum sur l'auto-détermination du Sud-Soudan prévu en janvier 2011 est l'élément central de l'accord de paix global qui a mis fin en 2005 à plus de deux décennies de guerre civile entre le Nord, majoritairement musulman, et le Sud, où la plupart des habitants sont chrétiens ou animistes.

Le référendum d'Abyei, qui doit aussi se dérouler en janvier prochain, doit permettre aux habitants de cette région riche en pétrole et située entre le Nord et le Sud de choisir s'ils veulent être rattachés au Sud ou au Nord.

 

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