FAO : adoption des premières directives sur la certification de l'aquaculture

1 octobre 2010
Aquaculture à Zanzibar.

Les premières directives mondiales sur la certification de l'aquaculture ont été adoptées vendredi par le Sous-comité de l'aquaculture de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) avec pour vocation d'harmoniser le secteur de production vivrière qui connaît la plus forte croissance au monde.

Les premières directives mondiales sur la certification de l'aquaculture ont été adoptées vendredi par le Sous-comité de l'aquaculture de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) avec pour vocation d'harmoniser le secteur de production vivrière qui connaît la plus forte croissance au monde.

« La certification des produits de l'aquaculture prolifère depuis des années, avec toutes sortes d'allégations, car il n'existe aucun critère, aucun indicateur de référence ni principes convenus. Les produits de l'aquaculture sont échangés sur les marchés internationaux et il est important de veiller à garantir une production responsable et la satisfaction des consommateurs », a indiqué l'expert d'aquaculture de la FAO, Rohana Subasinghe.

Des représentants de plus de 50 pays ont participé à la réunion du sous-comité qui représente la seule instance intergouvernementale chargée du développement de l'aquaculture. Les directives - non contraignantes - portent sur la santé animale, la sécurité sanitaire des aliments, l'environnement et les questions socio-économiques concernant les travailleurs du secteur aquicole. Elles seront soumises pour approbation au Comité des pêches lors de sa prochaine session de janvier à Rome.

« Si les pays appliquent pleinement les directives, la certification permettra aux consommateurs de savoir si les crevettes qu'ils s'apprêtent à acheter ont été élevées sans causer de dommages à une mangrove côtière, si l'ouvrier aquicole a reçu un salaire équitable, ou si le crustacé est exempt de contamination », indique la FAO par communiqué de presse.

« Les questions de santé des animaux aquatiques et de sécurité des aliments font l'objet de certification et d'application internationale depuis de nombreuses années, mais c'est la première fois que des directives soumettent le bien-être animal, les questions environnementales et les aspects socio-économiques à un processus de certification ou de conformité », explique la FAO.

Les directives ont été adoptées au terme de quatre années de consultations et de débats entre gouvernements, producteurs, transformateurs et négociants.

Quatre-vingt pour cent des aquiculteurs sont de petits exploitants qui pratiquent l'élevage de poissons dans l'étang de leur arrière-cour, ou de crevettes dans des bassins le long de la côte. L'un des problèmes à résoudre estime la FAO était « de concevoir un processus coûteux de certification qui n'exclut pas les petits producteurs du marché ».

Les directives invitent les gouvernements à soutenir le renforcement des capacités des producteurs de poisson pour l'élaboration et le respect des systèmes de certification de l'aquaculture.

« Il existe des moyens pour les petits producteurs d'opérer au sein d'un système moderne de certification. Par exemple, en Inde et en Thaïlande, des groupes d'aquaculteurs se partagent les coûts de la certification pour qu'ils ne pèsent pas trop lourdement sur chacun d'entre eux », a expliqué M. Subasinghe.

 

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