Education : les gouvernements ont un rôle central à jouer

30 septembre 2010

Le secteur public doit être le premier responsable du secteur de l'éducation et les gouvernements ont un rôle central à jouer, ont déclaré les intervenants lors des débats de la Conférence mondiale sur l'éducation et la protection de la petite enfance, qui s'est déroulée cette semaine à Moscou.

Le secteur public doit être le premier responsable du secteur de l'éducation et les gouvernements ont un rôle central à jouer, ont déclaré les intervenants lors des débats de la Conférence mondiale sur l'éducation et la protection de la petite enfance, qui s'est déroulée cette semaine à Moscou.

Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), le message clair qui est ressorti des débats est que « les gouvernements doivent adopter des politiques fortes et claires assurant l'accès de tous les enfants à une éducation de qualité. Par ailleurs, ils doivent élaborer de solides cadres juridiques qui garantissent le respect des droits et la continuité des services éducatifs. Enfin, ils doivent pouvoir s'appuyer sur des sources de financement saines et fiables ».

Des ministres de 65 pays, des experts, des universitaires, et des professionnels de l'éducation et de la protection de la petite enfance participent à cet événement, organisé par l'UNESCO, le Gouvernement de la Fédération de Russie et la Ville de Moscou.

Une éducation et une protection de la petite enfance de qualité, cela a un prix, a déclaré Helen Penn de l'université de l'Est de Londres. Elle a estimé que ce coût se situe entre 7.600 et 22.000 dollars par an. Dans de nombreux pays, a-t-elle ajouté, ces services sont principalement fournis par des entrepreneurs. Cette situation aggrave les inégalités car les riches peuvent se permettre de payer davantage pour que leurs enfants bénéficient de services de meilleure qualité.

Le contrôle que le marché exerce sur ces services n'est donc pas une option, a déclaré Charles Bruner du Centre des politiques de l'enfant et de la famille des Etats-Unis. L'implication du secteur public est indispensable à la mise en œuvre de programmes de qualité, accessibles à tous les enfants, en particulier dans les « quartiers soumis à de multiples facteurs de vulnérabilité », a-t-il ajouté.

Danny Faure, Vice-Président des Seychelles, a souligné que dans son pays, « les financements novateurs (destinés à l'éducation et à la protection de la petite enfance) sont toujours octroyés par les gouvernements ».

Mercredi, au dernier jour de la conférence, les participants ont adopté un plan d'action pour élargir et améliorer la protection de la petite enfance et l'éducation, en particulier pour les enfants les plus pauvres dans le monde.

Dans ce document, ils demandent à l'UNESCO d'accroître ses efforts dans ce domaine et aux pays de travailler avec cette Organisation pour encourager les bailleurs de fonds internationaux à augmenter leur soutien financier.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

L'éducation est la meilleure assurance contre la pauvreté, rappelle l'UNESCO

La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a ouvert la première Conférence mondiale sur l'éducation et la protection de la petite enfance le 27 septembre à Moscou, en Fédération de Russie, en rappelant que l'éducation « est la meilleure assurance contre la pauvreté ».