Somalie : le Groupe de contact réaffirme son soutien au gouvernement

28 septembre 2010

Le Groupe international de contact international (GIC) sur la Somalie, composé de près de 35 pays, terminait mardi sa 18ème réunion à Madrid, en Espagne. L'occasion pour ces pays de réaffirmer leur soutien au Gouvernement fédéral de transition (GFT) et pour le Président somalien, Sharif Sheikh Ahmed, de réitéré son engagement à travailler pour la paix et la stabilité de son pays, avec l'aide de la communauté internationale.

Au terme de cette réunion de deux jours, le Groupe de contact a souhaité réaffirmer un certain nombre de points quant à l'avenir de la Somalie. Il a réaffirmé son engagement en faveur d'une Somalie unie et souveraine et condamné fermement les différentes attaques terroristes attribuées aux milices islamistes Al Shebab : les attentats à Kampala, en Ouganda, en juillet, ceux contre l'hôtel Muna de Mogadiscio en août et l'attaque contre l'aéroport de la capitale somalienne en septembre.

Le GIC a aussi fait part de sa « satisfaction collective » après que les différends internes au GFT aient été réglés pacifiquement. Il a demandé en urgence aux dirigeants somaliens de rester unis et de concentrer leurs efforts sur les défis qu'ils ont à relever. Il les a également invités à se mobiliser sur la rédaction d'un projet de constitution, sur la lutte contre la corruption, la promotion de transparence des institutions et la mise en place des services de bases à la population.

Après avoir renouvelé son engagement pour la paix et la stabilité de son pays, le Président somalien, Sharif Sheikh Ahmed, a fait part de son intention de nommer dans les plus brefs délais un nouveau Premier ministre, après la démission d'Omar Abdirashid Sharmarke la semaine dernière. Le chef de l'Etat a également demandé une augmentation de l'aide apportée par la communauté internationale à son pays et à ses institutions en construction, « pour résoudre les problèmes de sécurité et obtenir des résultats tangibles ».

Dans une déclaration consacrée à la piraterie au large de la Somalie, le Représentant spécial de l'ONU pour la Somalie, Augustine Mahiga, qui présidait la réunion du Groupe de contact, a défendu une politique coordonnée incluant la lutte contre la piraterie, celle contre les insurgés, le développement, l'action militaire en mer, les poursuites judiciaires à terre et l'aide humanitaire aux populations civiles. « Tout cela fait partie de la construction d'une solution globale pour la Somalie », a-t-il estimé.

Pour le représentant de l'ONU, toutes les mesures contre la piraterie ne doivent pas être en contradiction avec l'accord de paix de Djibouti, le processus destiné au retour de la paix et de la stabilité dans ce pays ravagé par la guerre, les violences et l'anarchie depuis le début des années 1990.

« La volonté de la communauté internationale de mettre fin au fléau de la piraterie, soutenue par le Gouvernement fédéral de transition, doit s'inscrire dans le cadre d'un ensemble de mesures équilibrées qui contribuent aussi à la stabilité politique de la Somalie », a encore ajouté Augustine Mahiga, qui a défendu une meilleure coordination des opérations maritimes menées par les forces internationales et les opérations terrestres de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).

Dans leur déclaration finale, les Etats membres du GIC ont par ailleurs exhorté le GFT à « élaborer d'urgence une feuille de route qui définisse la gestion de la période de transition dans les deux mois restants ». « Cette feuille de route devrait refléter une stratégie globale donnant priorité à des objectifs politiques, avec des échéances, et à la reconstruction et au développement, avec un budget », précise encore la déclaration finale, qui demande au Bureau politique des Nations Unies pour la Somalie (UNPOS) de coordonner le soutien international au GFT.

 

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