L'éducation est la meilleure assurance contre la pauvreté, rappelle l'UNESCO

28 septembre 2010

La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a ouvert la première Conférence mondiale sur l'éducation et la protection de la petite enfance le 27 septembre à Moscou, en Fédération de Russie, en rappelant que l'éducation « est la meilleure assurance contre la pauvreté ».

La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a ouvert la première Conférence mondiale sur l'éducation et la protection de la petite enfance le 27 septembre à Moscou, en Fédération de Russie, en rappelant que l'éducation « est la meilleure assurance contre la pauvreté ».

« Les premières années de la vie d'un enfant sont capitales pour son développement ultérieur », a déclaré Irina Bokova. « Les programmes d'éducation et de protection de la petite enfance présentent un retour sur investissement plus important que n'importe quel autre niveau d'éducation », a-t-elle ajouté.

Des ministres de 65 pays, des experts, des universitaires, et des professionnels de l'éducation et de la protection de la petite enfance participent à cet événement, organisé par l'UNESCO, le Gouvernement de la Fédération de Russie et la Ville de Moscou.

La Directrice générale a ouvert la conférence en présence du maire de Moscou, Iouri Loujkov, du ministre russe de l'Education et des Sciences, Andrei Foursenko, du Vice-président des Seychelles, Danny Faure, de la Première Dame d'Azerbaïdjan et Ambassadrice de bonne volonté, Mehriban Aliyeva, et de la Présidente du Conseil exécutif de l'UNESCO, Eleonora Mitrofanova.

« C'est probablement une des données les moins mises en avant dans la définition des politiques et le domaine du développement », a souligné la Directrice générale à propos de l'importance des programmes liés à la petite enfance qui visent à lutter contre les inégalités et qui permettent que « chacun parte avec les mêmes chances ».

« Le nombre d'enfants qui manquent l'école primaire, 69 millions, pourrait être réduit si on pouvait les atteindre par des programmes appropriés avant l'âge de 8 ans. Il en va de même pour le nombre d'enfants qui quittent l'école trop tôt. En Europe par exemple, près de 50% des enfants roms ne terminent pas le cursus primaire. Ce n'est pas leur donner un bon départ dans la vie », a-t-elle ajouté.

Saluant les progrès réalisés dans le domaine de l'éducation pré-primaire depuis 2000, Irina Bokova a souligné toutefois que seuls 15% des enfants bénéficient d'une éducation pré-primaire en Afrique subsaharienne, 19% dans les Etats arabes, 28% en Asie centrale et 36% en Asie du Sud et de l'Ouest.

« La marge de progrès est immense. Le plus important, c'est qu'il y a vraiment des raisons d'étendre les services aux jeunes enfants », a-t-elle dit.

La petite enfance correspond aux huit premières années de la vie. C'est une période de développement du cerveau, mais aussi de grande vulnérabilité pour les petits, notamment dans les pays en développement où un enfant a un risque sur dix de vivre dans des conditions d'extrême pauvreté et où 10,5 millions d'enfants de moins de cinq ans meurent de maladies évitables chaque année.

La Conférence de Moscou dressera un état des lieux des progrès réalisés au cours des dernières décennies et tentera de définir les moyens pour les pays d'atteindre l'objectif de développer et d'améliorer l'éducation et la protection de la petite enfance, notamment pour les plus défavorisés, d'ici 2015. Elle recensera les mécanismes visant à établir des objectifs et des références, pour dépasser les obstacles qui entravent le développement des services d'éducation à la petite enfance et assurer un suivi des progrès réalisés dans ce domaine.

 

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