La Somalie a autant besoin d'aide que l'Iraq ou l'Afghanistan

27 septembre 2010

« Nous avons tous vu comment la communauté internationale s'est mobilisée derrière les gouvernements en Iraq et en Afghanistan ; la Somalie n'est pas une exception, elle exige des interventions massives similaires », a déclaré le Représentant spécial de l'ONU en Somalie, Augustine Mahiga, lors d'une réunion du Groupe international de contact, organisée à Madrid, en présence de plus de 35 pays.

Il a appelé les partenaires internationaux à faire progresser la paix, la stabilité et la réconciliation nationale dans ce pays de la Corne de l'Afrique, soulignant que le niveau de soutien nécessaire au Gouvernement fédéral de transition (TFG) était le même que celui apporté dans le passé à d'autres pays souffrant de troubles considérables, comme l'Iraq ou l'Afghanistan.

La Somalie, qui n'a pas eu de gouvernement central depuis 1991 en raison des conflits entre factions rivales et des violences plus récentes des milices islamistes Al Shabaab, est également confrontée à une grave crise humanitaire, qui touche directement près de 3,2 millions de personnes, soit plus de 40% de la population.

Dans sont intervention à Madrid, Augustine Mahiga a également estimé que la réunion du Group de contact intervenait « à un moment crucial », alors que la période de transition se termine en août prochain. « D'ici là, plusieurs tâches majeures restent à accomplir », a-t-il expliqué, citant notamment la poursuite des initiatives de réconciliation, le renforcement des institutions civiles et de la sécurité des populations, et l'achèvement du processus d'élaboration de la constitution.

« Les deux défis urgents, interdépendants et prioritaires auxquels le Gouvernement fédéral de transition fait face en ce moment sont d'ordre politique et sécuritaire », a encore souligné le Représentant de l'ONU, avant d'insister sur la « nécessité de créer un environnement sûr et stable ».

« De même, nous n'atteindrons pas un minimum de stabilité dans le pays si nous ne faisons des progrès substantiels sur le front politique », a-t-il encore estimé, déclarant attendre avec impatience la désignation rapide d'un nouveau Premier ministre, après la démission d'Omar Abdirashid Sharmarke il y a quelques jours.

Devant les membres du Groupe international de contact, Augustine Mahiga a conclu en exhortant la communauté internationale à fournir un soutien financier accru à la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), ainsi qu'au développement des forces de sécurité somaliennes.

 

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