Ban Ki-moon déçu par la décision d'Israël de ne pas prolonger le gel des colonies

27 septembre 2010

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est déclaré déçu lundi par la décision de gouvernement israélien de ne pas prolonger le gel des colonies en Cisjordanie, qui a pris fin dimanche soir, alors que des pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens ont repris début septembre.

« Le Secrétaire général rappelle la déclaration du Quatuor de la semaine dernière qui reflétait l'appel uni de la communauté internationale demandant à Israël de prolonger la politique de retenue en matière de colonisation », a dit son porte-parole dans une déclaration.

Ban Ki-moon « est déçu qu'aucune décision de la sorte n'ait été prise et il est préoccupé par les provocations qui ont eu lieu sur le terrain. Il rappelle que la colonisation dans les Territoires palestiniens occupés, dont Jérusalem-Est, est illégale selon le droit international, et appelle Israël à remplir ses obligations inscrites dans la Feuille de route concernant le gel de la colonisation », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général « soutient les efforts en cours pour trouver une voie permettant de poursuivre les pourparlers de paix dans un environnement favorable aux progrès. C'est la seule voie vers un Etat palestinien viable vivant en paix avec un Israël en sécurité, » ajoute le communiqué.

Lors d'une rencontre lundi avec le ministre israélien des affaires étrangères, Avigdor Liberman, au siège de l'ONU, Ban Ki-moon lui a fait part de sa déception sur la non prolongation du moratoire.

A l'issue d'une réunion mardi à New York, le Quatuor sur le Moyen-Orient, qui comprend les Nations Unies, les Etats-Unis, la Russie et l'Union européenne, avait noté « que le louable moratoire israélien sur la colonisation instauré en novembre dernier avait eu un effet positif » et il avait « appelé à sa prolongation ».

Notant que la confiance mutuelle était cruciale pour le succès des négociations, le Quatuor avait appelé de nouveau Israël et les Palestiniens à promouvoir un environnement favorable aux progrès, notamment en évitant les actions provocatrices et une rhétorique incendiaire.

Lors d'une rencontre à Washington le 2 septembre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le Président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ont relancé les pourparlers de paix. Il s'agit des premières négociations directes entre les deux parties en vingt mois. Elles avaient en effet été suspendues en décembre 2008.

 

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