L'Afrique du Sud défend une ONU plus forte et plus représentative

25 septembre 2010
Des troupes sud-africaines participent aux opérations de maintien de la paix de l'ONU.

« Aucune transformation de l'ONU ne peut être réalisée sans une réforme fondamentale du Conseil de sécurité », a indiqué samedi la ministre des Relations internationales d'Afrique du Sud, Nkoana-Mashabane, lors de son intervention devant la 65ème Assemblée générale de l'ONU.

Devant les États membres, elle a cité l'ancien Président sud-africain, Nelson Mandela, qui estimait que l'ONU devait « réaffirmer son rôle, redéfinir sa structure et réorganisé son fonctionnement », afin de mieux « refléter la diversité de notre univers et d'assurer l'égalité entre les nations au sein du système de relations internationales, en particulier au sein du Conseil de sécurité ».

Réaffirmant ensuite « la foi de l'Afrique du Sud dans le multilatéralisme et le rôle central de l'ONU dans la gouvernance mondiale », Nkoana-Mashabane a estimé que l'ONU devait être renforcée pour « relever les défis qui se présentent aujourd''hui au monde ».

« Nous croyons que la revitalisation de l'Assemblée générale reste le fondement du calendrier de réforme de l'ONU », a-t-elle poursuivi, avant se souligner que la l'Assemblée générale était « l'organe représentatif central des délibérations » et jouait « un rôle critique dans la mise en place des standards du droit international ».

Dans ce contexte, « l'Afrique du Sud soutiendra toutes les mesures qui sont destinées à renforcer l'efficacité de l'Assemblée générale », a encore ajouté la ministre, « en particulier parce qu'à plusieurs reprises elle a agit promptement quand le Conseil de sécurité ne le voulait pas ou n'en n'était pas capable, comme lors du conflit à Gaza en 2009 ».

Selon Nkoana-Mashabane, « aucune transformation de l'ONU ne peut être réalisée sans une réforme fondamentale du Conseil de sécurité ». Pour son pays, « l'objectif de la réforme devrait être la création d'un Conseil de sécurité vraiment représentatif et efficace pour répondre aux crises internationales ».

Insistant également sur le fait que « l'ONU doit voir l'Afrique comme un partenaire dans le maintien de la paix et la gestion des conflits », elle a souhaité que les liens entre le Conseil de sécurité de l'ONU et le Conseil de sécurité et de paix de l'Union africaine devaient être encore renforcés.

En conclusion, Nkoana-Mashabane a indiqué que son pays avait reçu le soutien des pays de l'Union africaine pour être candidat à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité l'ONU à l'automne prochain.

« Nous restons prêts à continuer à contribuer à la réalisation de la paix et de la sécurité dans le monde », a-t-elle conclu.

 

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