Pour consolider la paix, le Burundi dit avoir besoin de la communauté internationale

25 septembre 2010

« Pour la première fois dans l'histoire du Burundi, des institutions démocratiquement élues ont terminé leur mandat, c'est un témoignage éloquent de la maturité politique et de la détermination du peuple à en découdre avec le passé tumultueux pour investir dans la paix, la stabilité et la réconciliation, condition sine qua non du développement durable », s'est félicité le deuxième vice-président du Burundi, Gervais Rufyikiri, devant la 65ème Assemblée générale de l'ONU.

Au terme d'élections présidentielles et législatives ces derniers mois, Pierre Nkurunziza a été réelu à la tête de l'Etat, son parti a obtenu la majorité au parlement et un nouveau gouvernement, respectant l'équilibre ethnique entre Hutus et Tutsis prévu par la Constitution, a été nommé fin août.

Dans son allocution devant les Etats membres, Gervais Rufyikiri a mis l'accent sur les objectifs que s'est fixé le nouveau gouvernement, à commencer par « la poursuite de la consolidation de la paix et le renforcement de la sécurité ». Cela passera par l'achèvement « du désarmement de la population civile et la réinsertion socio-économique des personnes démobilisées et des rapatriées ».

« La promotion de la bonne gouvernance dans ses multiples dimensions est aussi une des première préoccupations du gouvernement », a-t-il poursuivi, expliquant que dans le domaine politique, « l'émancipation des partis politiques et la consolidation de l'esprit de dialogue entre partenaires » resteraient des priorités.

« En ce qui concerne la gouvernance économique, des efforts seront consentis et poursuivis dans le sens de l'amélioration des conditions d'affaires pour le bénéfice des investisseurs, aussi bien nationaux qu'étrangers », a ensuite expliqué Gervais Rufyikiri, précisant que son gouvernement combattrait « avec la tolérance zéro la corruption et les malversations financières », et dans le domaine judiciaire, « l'impunité des crimes de toutes sortes ».

Pour la nouvelle équipe au pouvoir, le développement socio-économique est aussi une priorité. « Le Burundi concentrera ses efforts dans la lutte contre la pauvreté à travers notamment le développement des secteurs prioritaires de l'agriculture, de l'élevage, de l'énergie, du tourisme et des nouvelles technologies », a indiqué Gervais Rufyikiri. La politique sociale du pays visera à « poursuivre le développement des secteurs de l'éducation et de la santé, pour combattre l'ignorance et le maladie ».

« Ce programme ambitieux requiert des appuis consistants, multiformes et diversifiés », a-t-il encore ajouté, avant de conclure en lançant un appel « à la communauté internationale, aux Nations unies, aux Etats membres et aux organisations caritatives », pour qu'ils poursuivent « leur aide inlassable au gouvernement du Burundi afin de lui permettre de jeter les bases d'un développement durable et d'assurer la pérennisation des acquis en matière de paix, de démocratie, de stabilité et de réconciliation ».

 

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