Le Togo plaide pour l'amélioration des mécanismes d'aide au développement

24 septembre 2010

Le Premier ministre du Togo, Gilbert Fosoun Houngbo, a appelé vendredi à une amélioration des mécanismes de l'aide pour la mise en œuvre de politiques de développement durable, dans un discours prononcé lors du débat annuel de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

« Ne nous voilons pas la face, il nous faut une meilleure aide à la fois quantitative et qualitative », a dit le Premier ministre du Togo. « La réunion de haut niveau que nous venons de tenir ici-même sur la mise en œuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) a, une fois encore, démontré le lien intrinsèque qui existe entre aide et développement, d'une part et entre développement et volonté politique, aux plans national et international, d'autre part », a-t-il ajouté.

Selon lui, « les résultats modestes » auxquels son pays est parvenu, s'agissant de la réalisation des OMD, « auraient pu être bien meilleurs et il se serait rapproché davantage de ces objectifs dans les délais prescrits, s'il n'avait pas été privé, pendant de trop longues années, de l'apport précieux que constitue l'aide au développement ».

« Le climat politique apaisé que connait mon pays nous permettra également de poursuivre, avec efficacité, l'amélioration de la gestion des finances publiques afin de dégager davantage de ressources internes pour la réalisation des OMD. Toutefois, les efforts que les pays pauvres consentent en vue de consolider les bases d'un développement durable ne sauraient connaitre un véritable succès que si les pays développés leur apportent leur soutien multiforme et honorent les engagements auxquels ils ont souscrit », a-t-il expliqué.

Il a également évoqué les problèmes de trafic de drogues en soulignant « que tous les dirigeants en Afrique de l'Ouest, ont pris conscience du danger que constitue le trafic de drogues et, à cet égard, ont engagé une lutte sans merci contre le phénomène ».

« J'en appelle aux pays nantis pour combattre le trafic de drogues dans cette sous-région afin d'éviter qu'elle se transforme en une zone instable, propice au développement de tous les actes de violence », a-t-il affirmé.

« La pauvreté et la misère ne sont pas de vains mots, elles sont des réalités oppressantes vécues tous les jours. Elles engendrent la violence, l'instabilité, les conflits et d'autres fléaux que nous combattons aujourd'hui sans succès. Seule la solidarité internationale peut nous permettre de vaincre les maux de ce monde », a-t-il conclu.

 

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