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Les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens suscitent l'espoir

Les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens suscitent l'espoir

Le secrétaire général de ONU , Ban Ki-moon, prend la parole à la tribune lors d'une réunion du Conseil de sécurité de ONU à New York.
L'espoir est de retour dans la recherche de l'instauration de la paix au Moyen-Orient, a souligné vendredi devant le Conseil de sécurité, le Coordonnateur spécial de l'ONU pour le processus de paix dans cette région, Robert Serry.

« Nous sommes à un moment où l'espoir revient dans la recherche pour la paix au Moyen-Orient. Après des mois de négociations de proximité, le Premier ministre (israélien) Netanyahu et le Président (palestinien) Abbas sont venus ensemble à Washington sous les auspices du Président (américain) Obama et de la Secrétaire d'Etat (américaine) Clinton pour lancer les négociations directes entres Israéliens et Palestiniens les 1e et 2 septembre dernier », a expliqué Robert Serry, qui a rappelé qu'un second cycle de discussions directes s'étaient déroulées le 14 septembre en Egypte, à Sharm el Sheikh, et le 15 septembre en Israël, à Jérusalem.

Avant la reprise de négociations directes, le Quatuor – les Etats-Unis, la Fédération de Russie, l'ONU et l'Union Européenne- avait réitéré son engagement pour soutenir les discussions « entre les parties, qui mettent un terme à l'occupation qui a commencé en 1967 et qui aboutissent à l'émergence d'un Etat palestinien indépendant, démocratique et viable vivant côte à côte en paix avec Israël et ses autres voisins », a rappelé le Coordonateur spécial.

A Washington, M. Netanyahu avait affirmé que le Président Abbas était « son partenaire pour la paix ». Ce dernier avait « condamné la violence et exprimé son souhait de trouver une solution durable au conflit ». Robert Serry a aussi rappelé que les deux hommes s'étaient accordés sur « la recherche d'une solution fondée sur le principe de deux peuples et deux États » et que les négociations « devraient être achevées dans un délai d'un an ».

Les deux parties devront s'atteler à régler les « questions des frontières, de la sécurité, des réfugiés, de Jérusalem et de nombreux autres points ». Ils avaient décidé « de se rencontrer toutes les deux semaines afin de travailler à un accord-cadre sur le statut permanent ».

Le Coordonnateur spécial a par ailleurs salué la condamnation des deux dirigeants de l'attaque perpétrée le 31 août dernier en Cisjordanie, au cours de laquelle quatre Israéliens ont été tués.

« Je rappelle fermement au Hamas que la non-violence, l'unité palestinienne et l'acceptation des principes de base du processus de paix constituaient la seule voie par laquelle les Palestiniens pourront réaliser leurs aspirations légitimes », a-t-il plaidé devant le Conseil de sécurité.

Rappelant que le gel partiel de l'implantation de colonies israéliennes par le Premier Ministre israélien, il y a neuf mois et demi, avait eu des effets bénéfiques, Robert Serry a déclaré que le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, se joignait au Quatuor pour demander une prorogation de ce moratoire au-delà de l'échéance fixée fin septembre.

Le Coordonnateur spécial a exprimé son accord avec les conclusions du récent rapport de la Banque mondiale qui énonçait que « si l'Autorité Palestinienne maintient ses progrès actuels en matière de consolidation des institutions et du service public, elle est bien placée pour l'instauration d'un État à tout moment dans un futur proche ».

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, accueillera, le 21 septembre, une réunion du Quatuor, puis rencontrera les membres du Comité de suivi de l'Initiative de paix arabe de la Ligue des États arabes, a rappelé Robert Serry.