RDC : les casques bleus ramènent le calme et rassure la population dans l'est du pays

15 septembre 2010
Des casques bleus indiens en patrouille en RDC.

Lancée dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) suite aux viols de masse perpétrés à la fin du mois de juillet, l'opération de sécurisation 'Shop Window' de la Mission de Stabilisation des Nations Unies en RDC (MONUSCO), a permis de ramener le calme et de rassurer les populations.

L'objectif de l'opération était « de rassurer la population civile » récemment touchée par des attaques de milices armées, a indiqué mercredi par communiqué de presse la MONUSCO. Au moins 240 civils ont été violés dans 13 villages le long d'une portion de route de 21 kilomètres dans le territoire de Banamukira, entre le 30 juillet et le 2 août. Les assaillants ont bloqué la route et empêché les villageois d'atteindre les communications extérieures pour demander de l'aide. De nombreuses maisons ont également été pillées.

Un contingent de 750 casques bleus organisés en patrouilles a été déployé. Les troupes de la MONUSCO recueillent aussi des informations sur les groupes armés en vue de mieux contrer leurs actions criminelles et identifier les responsables de ces crimes odieux. Dans chaque village les casques bleus nouent des contacts avec les chefs locaux, les autorités administratives, les responsables de la société civile, et la population civile.

Grâce aux opérations terrestres menées par les soldats de la MONUSCO, des membres des milices Mai Mai ont été arrêtés. A ce jour, dix déploiements d'urgence de troupes ont été effectués avec l'appui d'hélicoptères d'attaque et d'engins blindés (BMP) dans les localités de Kilambo, Mutakato, Luvunghi, Kibua, Lubonga, Pinga et Burai.

Plusieurs sorties d'hélicoptères ont été effectuées de jour et de nuit en appui aux unités au sol. Depuis le début des opérations, malgré certains obstacles, aucune exaction n'a été rapportée. La zone d'opération couvre une superficie de 100 km sur 40 soit 4.000 km2 et englobe la totalité des localités récemment affectées par les actes de pillage et de viols de masse. Depuis le début de l'opération, aucune exaction n'a été rapportée.

Le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, Atul Khare, avait réitéré le 7 septembre dernier devant le Conseil de sécurité l'importance de mettre un terme à l'impunité et de mobiliser les moyens nécessaires pour traduire en justice les responsables de ces « crimes ». Il a recommandé aux membres du Conseil d'adopter des sanctions à l'encontre des dirigeants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) à l'intérieur du pays comme à l'extérieur.

Le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix a plaidé en faveur « du maintien de la pression militaire sur les groupes armés illégaux ; la mise en œuvre de mesures non-militaires pour résoudre le problème des FDLR ; combattre l'exploitation illégale des ressources qui amène clairement la violence dans la région ; rétablir l'autorité de l'Etat dans les zones de conflits ».

 

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