PNUE : les gouvernements doivent 'verdir' leur législation sur l'eau douce

7 septembre 2010

Les gouvernements ont besoin d'intégrer dans leurs législations des mesures de préservation des réserves d'eau douce, plaident les experts du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) dans un rapport publié mardi.

« Atteindre un meilleur équilibre entre les hommes et l'environnement nécessite la mise en place de nouvelles législations et de nouveaux outils », a déclaré un des auteurs du rapport, Gabriel Eckstein.

Environ 1,8 million d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de maladies diarrhéiques comme le choléra, la typhoïde et la dysenterie qui sont causées par le manque d'eau potable et d'infrastructures d'assainissements adéquates.

« La compétition augmente ente la croissance rapide de la population mondiale, qui a besoin de plus d'eau pour boire, pour l'assainissement, la production agricole et le développement économique, et les espèces et les écosystèmes, qui ont besoin d'eau pour survivre », indique le rapport du PNUE intitulé 'Verdir la législation sur l'eau'.

Selon le rapport, si les gouvernements n'agissent pas rapidement sur la législation de l'eau douce, 135 millions de décès évitables pourraient survenir d'ici 2020. Par exemple, en Amérique du Nord, 27% de la faune d'eau douce est menacée d'extinction.

Les experts du PNUE évoquent les législations de l'Australie ou du Paraguay qui permettent déjà d'atteindre un équilibre entre les besoins en eau des hommes et la protection de l'environnement. Ils soulignent également les gains économiques que cela pourrait apporter aux gouvernements.

« Verdir les législations sur l'eau est une opportunité historique et un vrai défi pour les peuples du monde entier afin de garantir le progrès des hommes et un environnement durable », indique le rapport du PNUE.

 

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