Afghanistan : une épidémie de choléra sous contrôle, selon l'OMS

31 août 2010
Vaccination contre la polio le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan.

L'épidémie de choléra qui a débuté au début du mois dans le centre de l'Afghanistan est maintenant sous contrôle, ont annoncé mardi l'ONU et ses partenaires, soulignant que la détection précoce du virus et la collaboration entre les principaux acteurs de la lutte contre sa propagation ont été essentielles pour éviter une crise sanitaire.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le ministère afghan de la Santé publique ont répondu immédiatement quand l'épidémie a démarré le 9 août, dans le district de Nowa, dans la province de Ghazni.

« La détection précoce des maladies c'est l'assurance de sauver des vies », a rappelé le Représentant de l'OMS en Afghanistan, Peter Graaff.

« Grâce au système solide de surveillance des maladies et la collaboration étroite entre les autorités afghanes, les agences onusiennes et les organisations non gouvernementales (ONG), nous avons pu rapidement limiter l'ampleur de l'épidémie et sauver des vies », a-t-il ajouté.

Le Système d'alerte précoce et de surveillance des épidémies (DEWS) de l'Afghanistan est désormais opérationnel dans les 34 provinces du pays. Il implique plus de 300 agents, chargés de détecter et de réagir dans les 48 heures en cas d'apparition de maladies.

« En 2009 déjà, nous avons été en mesure de réagir rapidement et de contrôler 35 départs d'épidémies de choléra et de traités 1.721 cas déclarés dans 15 provinces », a expliqué de son côté l'une des épidémiologistes de l'OMS, Rashida Bano.

Pour Peter Graaff, l'un des défis majeur en matière de lutte contre le choléra en Afghanistan est l'insécurité qui persiste dans certaines régions du pays, qui rend le travail de détection des maladies et la mise en place de réponse adaptée rapide extrêmement difficile.

Pour parer à ce problème, le ministère afghan de la Santé et l'OMS ont formé du personnel d'ONG locales, notamment dans le prélèvement d'échantillon et la distribution de traitements, pour lui permettre d'identifier l'émergence d'épidémie.

Selon l'OMS, l'apparition de maladies hydrique est endémique en Afghanistan, en particulier de Juillet à Septembre, en raison de l'absence d'eau propre à disposition. 23 % des Afghans ont en effet accès à l'eau potable, le reste de la population doit faire avec des sources souvent contaminées.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.