Viols en RDC : le Représentant de l'ONU condamne des actes ''ignominieux''

30 août 2010

« Les actes de viol qui se sont déroulés sur l'axe d'Impofi à Kibua, du 30 juillet au 2 août, dans le territoire de Walikale, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) ont choqué l'ONU, comme ils ont choqué l'opinion publique nationale et internationale », a indiqué Roger Meece, dans un communiqué rendu public lundi, avant de condamner « ces actes ignominieux ».

« Les actes de viol qui se sont déroulés sur l'axe d'Impofi à Kibua, du 30 juillet au 2 août, dans le territoire de Walikale, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) ont choqué l'ONU, comme ils ont choqué l'opinion publique nationale et internationale », a indiqué Roger Meece, dans un communiqué rendu public lundi, avant de condamner « ces actes ignominieux ».

Le Représentant spécial de l'ONU et chef de la Mission de Stabilisation des Nations Unies en République Démocratique du Congo (MONUSCO) a annoncé que les procédures d'interventions de la mission avaient été passées en revue, « pour déterminer ce qui aurait pu être fait mieux et plus vite pour protéger et assister les victimes de ces viols abominables ».

Rappelant que la MONUSCO avait d'abord un mandat de protection des civils et qu'elle travaillait en partenariat avec les forces de sécurité de l'Etat congolais, il a estimé que « Les multiples critiques avancées dans le cadre du drame de Kibua ne reflètent nullement les réalités de ce qui s'est passé ». « Nous travaillons chaque jour à améliorer la capacité à protection des populations en danger », a-t-il insisté.

« En dépit des progrès accomplis par la République Démocratique du Congo sur la voie de la paix et de la reconstruction, la réalité est que des groupes armés étrangers et congolais, comme les éléments FDLR encore présents et les Mai-Mai Cheka, continuent à piller, violer et tuer dans l'Est du pays », a-t-il regretté.

Roger Meece a ensuite indiqué que la MONUSCO avait déjà lancé depuis plusieurs mois des initiatives destinées à améliorer sa capacité d'analyse et de communication avec les populations locales. Il a notamment cité en exemple la mise en place d'Equipes conjointes de protection et d'Interprètes de liaison communautaire. « Ces initiatives vont encore se renforcer avec la mise en place, très bientôt, des Centres d'alerte précoce », a-t-il précisé.

« La juste indignation soulevée dans le monde entier par les actes criminels de Kibua doit tous nous inciter à agir de manière plus décisive contre leurs auteurs et à nous mobiliser pour que la loi et l'ordre prévalent face à la barbarie. La MONUSCO pour sa part ne ménagera aucun effort pour appuyer les autorités nationales en vue de ramener la paix et la stabilité sur l'ensemble du territoire de la RDC », a conclu le Représentant de l'ONU en RDC.

 

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