Le Népal doit faire toute la lumière sur les disparus de la guerre civile

29 août 2010

Le bureau népalais du Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme (HCDH-Népal) a exhorté dimanche le gouvernement à mettre en œuvre rapidement la décision de la Cour suprême de 2007 imposant à l'Etat de promulguer une loi pour criminaliser les disparitions forcée de personnes.

Le bureau népalais du Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme (HCDH-Népal) a exhorté dimanche le gouvernement à mettre en œuvre rapidement la décision de la Cour suprême de 2007 imposant à l'Etat de promulguer une loi pour criminaliser les disparitions forcée de personnes.

« La décision de la Cour suprême, si elle est appliquée, serait en conformité avec la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcée »s, a indiqué le HCDH à l'occasion de la Journée internationale des disparus, le 30 août.

La mise en œuvre de cette décision permettrait également d'établir une commission d'enquête de haut niveau sur les disparitions forcées au Népal, en conformité avec les critères internationaux, afin de lancer des enquêtes et d'éventuelles poursuites des responsables de disparitions, pour indemniser les victimes et leurs familles.

« Cette journée me rappelle ceux qui, année après année, ont attendu à la maison, des nouvelles de leurs proches disparus et continuent de souffrir jusqu'à ce soulagement arrive », a déclaré le Directeur général adjoint chargé du HCDH-Népal, Anthony Cardon. « Leurs droits, ainsi que ceux des disparus, sont entièrement garantis par le droit international. Le respect et la protection de ces droits devraient être des priorités dans toute société », a-t-il ajouté.

Depuis 2005, le bureau népalais du Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme a observé de près la colère des proches de disparus, ainsi que les conséquences pour la société de l'échec de la mise en place des mécanismes de justice transitionnelle.

Le bureau a indiqué qu'il continuait de croire que l'élucidation du sort des victimes de disparitions forcées et d'autres violations des droits de l'homme au Népal étaient au cœur du processus de paix en cours.

« Aujourd'hui, je me souviens que, dans l'accord de paix historique de novembre 2006, les deux parties aux Accords de paix globale avaient convenu de faire de la vérité sur les disparus une priorité. Ce sera bientôt il y a quatre ans », a regretté Anthony Cardon. « Soutenir le gouvernement du Népal dans la recherche de la vérité sur ces femmes et ces hommes qui ont été et restent victimes de disparitions forcées doit rester l'une des priorités du HCDH-Népal », a-t-il conclu.

Le HCDH a également exhorté le gouvernement népalais à ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, signée jusqu'à présent par 83 Etats et ratifiée par 19 autres.

 

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