Kenya : formation pilote pour réduire les risques et prévenir les catastrophes

25 août 2010
Inondations au Kenya.

La structure de l'ONU chargée de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (ONUSIPC), organise les 25 et 26 août, dans la province de la Vallée du Rift, au Kenya, une formation pilote destinée à tester de nouveaux outils de formation sur la réduction des risques de catastrophes. Les conclusions de ce test permettront d'améliorer ces outils pour mettre en place des formations adaptées et adaptables à tout le continent.

« Les résultats de cette formation vont permettre de diffuser des informations sur la réduction des risques et la prévention des catastrophes naturelles dans toutes les communautés locales, augmentant ainsi leurs connaissances et leurs capacités de préparation et de résistance », a indiqué le chef du bureau régional Afrique de l'ONUSIPC, Pedro Basabe.

« Cette formation pilote au Kenya va également aider les participants à affiner leurs propres approches de la réduction des risques de catastrophe, pour qu'ils la mettent en œuvre ensuite dans leurs propres pays », a-t-il ajouté.

Une trentaine de responsables nationaux ou locaux de la réduction des risques doivent participer à cet exercice, en présence également de représentants venus du Cap Vert, du Burundi, de Côte d'Ivoire et du Sénégal et de membres des équipes de l'ONU.

Des fiches d'information sur la réduction des risques de catastrophes au Kenya, mises au point par l'ONUSIPC, à la demande des autorités kenyanes, doivent aussi être présentées aux participants. Elles ont été conçues pour préparer les responsables du secteur et leur permettre d'identifier plus efficacement les vulnérabilités propres à différentes régions du pays, en fonction des types de catastrophes naturelles et de l'environnement géographique et humain. Ces fiches, adaptables ensuite à d'autres pays, serviront de référence pour sensibiliser et former les communautés locales sur les risques auxquelles elles sont confrontées.

Les récents événements climatiques au Kenya ont montré que le pays était de plus en plus exposé aux catastrophes naturelles ou d'origines humaines (inondations, sécheresses, glissements de terrain, incendies) qui présentent une menace directe au développement et aux initiatives contre la pauvreté lancées par les gouvernements.

Dans les pays industrialisés, les catastrophes naturelles n'ont pas le même impact que dans les pays en développement. Leurs économies peuvent absorber les pertes causées par ces catastrophes. Le degré de sensibilisation des populations et de préparation des pouvoirs publics, ainsi que l'efficacité des systèmes d'alerte, le niveau des infrastructures et les moyens disponibles leur permettent aussi de limiter considérablement les pertes humaines.

Dans les pays en développements au contraire, les catastrophes entraînent de lourdes pertes humaines, la destruction de moyens de subsistance souvent vitaux pour les populations et des pertes économiques qui peuvent s'avérer insurmontables. La vulnérabilité des communautés est également un élément important - et souvent négligé - de la persistance de la pauvreté.

C'est dans ce contexte, et compte tenu des événements météorologiques extrêmes de plus en plus intenses et fréquents, que le gouvernement kenyan a fait de la préparation du pays aux catastrophes une priorité. Plusieurs établissements d'enseignement supérieurs proposent désormais des formations de premier et troisième cycle en gestion des catastrophes. Le gouvernement kenyan a également commencé à créer des organismes chargés de la gestion des catastrophes, de leur anticipation aux interventions d'urgence, en passant par la prévention des populations.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.