Le Conseil de sécurité prolonge d'un an la Mission de l'ONU en Iraq

5 août 2010
Le Conseil de sécurité de l'ONU.

Les quinze membres du Conseil de sécurité ont adopté jeudi à l'unanimité une résolution dans laquelle ils prorogent d'un an le mandat de la Mission d'assistance des Nations Unies pour l'Iraq (MANUI), c'est-à-dire jusqu'au 31 juillet 2011.

Dans leur résolution, les Etats-Membres appellent « les dirigeants iraquiens à former le plus vite possible, à travers un processus politique ouvert et conformément à la Constitution iraquienne, un gouvernement qui incarne la volonté et la souveraineté du peuple iraquien et l'espoir qu'il nourrit d'un Iraq fort, indépendant, unifié et démocratique ».

Le Conseil estime aussi « que toutes les communautés iraquiennes doivent participer au processus politique et à un dialogue politique ouvert à tous, s'abstenir de faire des déclarations et de commettre des actes qui pourraient aggraver les tensions ».

Les 15 Etats membres encouragent le gouvernement iraquien « à continuer d'affermir la démocratie et l'état de droit, de renforcer la sécurité et l'ordre public et de combattre le terrorisme et les violences sectaires dans tout le pays ».

Ils l'exhortent aussi à « s'attaquer aux problèmes et aux préoccupations qui sont liés aux droits de l'homme, ainsi que de prendre des mesures supplémentaires pour prêter son appui à la Haute Commission indépendante des droits de l'homme ».

Le Conseil de sécurité réaffirme qu'il importe que « la Mission d'assistance des Nations Unies pour l'Iraq (MANUI) apporte conseils, soutien et aide au peuple et au gouvernement iraquien pour renforcer les institutions démocratiques, favoriser un dialogue politique sans exclusive et la réconciliation nationale ».

Le Conseil de sécurité a exprimé son intention de revoir le mandat de la MANUI « dans 12 mois ou plus tôt, si le gouvernement iraquien le demande ».

Mercredi, dans un communiqué à la presse publié à l'issue d'une séance sur la situation en Iraq, le Conseil de sécurité de l'ONU avait déjà appelé les parlementaires iraquiens élus en mars dernier « à former aussi vite que possible » un gouvernement de coalition.

Dans son dernier rapport présenté au cours de cette séance par son Représentant spécial Ad Melkert, Ban Ki-moon regrette les « retards constants » qui contribuent « à faire naître une incertitude croissante dans le pays ». « Non seulement ils risquent de saper la confiance dans le processus politique, mais des éléments opposés à la transition démocratique pourraient exploiter cette situation », écrit-il, rappelant notamment la recrudescence des attaques contre de nouveaux parlementaires ces derniers mois.

 

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