VIH/Sida : les malades ont besoin d'une alimentation équilibrée, rappelle le PAM

20 juillet 2010

Lors de la 18ème Conférence internationale sur le VIH/Sida qui se tient depuis dimanche à Vienne, en Autriche, le Programme alimentaire mondiale (PAM) a rappelé l'importance essentielle pour les malades sous traitements de disposer d'une alimentation saine.

« Il y a de plus en plus de preuves que l'alimentation et les apports nutritionnels sont des éléments essentiels pour garder plus longtemps en meilleure santé les personnes vivant avec le VIH/Sida et améliorer l'efficacité des traitements qu'elles suivent », a souligné le Directeur du département VIH/Sida et nutrition, au sein du PAM, Martin Bloem.

« Si les gens n'ont pas accès à de la nourriture, il est plus difficile de prendre des médicaments antirétroviraux et le risque d'interrompre le traitement s'accroît. Le risque de décès parmi les malades sous traitement qui sont mal nourris est de 2 à 6 fois plus élevé que chez les malades qui ont accès à une alimentation saine », a-t-il ajouté.

Le PAM est le premier fournisseur mondial de nourriture aux personnes infectées par le VIH/Sida et à leurs familles, ainsi qu'aux malades de la tuberculose. En 2009, l'agence est venue en aide à plus de 2,9 millions de personnes dans 47 pays.

Les personnes infectées par le VIH/Sida ont besoin de plus de calories pour combattre le virus. Un enfant séropositif a ainsi besoin de 50% à 100% de calories en plus chaque jour qu'un enfant séronégatif. Pour les adultes le taux de calories supplémentaires pour les malades est de 30%.

 

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