L'ONU manque de 5 milliards de dollars pour mener ses opérations humanitaires

14 juillet 2010

Face à la multiplication des catastrophes naturelles récentes et la poursuite de nombreux conflits dans le monde, le Secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires, John Holmes, a annoncé mercredi devant le Conseil économique et social (ECOSOC) l'augmentation de l'appel de fonds humanitaire pour l'année 2010 qui s'élève désormais à 9,5 milliards de dollars. L'ONU manque actuellement de 5 milliards de dollars pour secourir les 53 millions de personnes dans 34 pays qui sont touchées par les conflits et les catastrophes naturelles.

Face à la multiplication des catastrophes naturelles récentes et la poursuite de nombreux conflits dans le monde, le Secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires, John Holmes, a annoncé mercredi devant le Conseil économique et social (ECOSOC) l'augmentation de l'appel de fonds humanitaire pour l'année 2010 qui s'élève désormais à 9,5 milliards de dollars. L'ONU manque actuellement de 5 milliards de dollars pour secourir les 53 millions de personnes dans 34 pays différents qui sont touchées par les conflits et les catastrophes naturelles.

« Globalement en 2010, les besoins humanitaires ont continué d'augmenter en partie du aux conflits mais aussi à cause de catastrophes naturelles et des défis structurels globaux », a dit John Holmes devant l'ECOSOC.

Au début de l'année 2010, l'appel humanitaire s'élevait à 7,1 milliards de dollars destinés à assister 48 millions de personnes. Six mois plus tard, l'appel a due être revu à la hausse. Par exemple, six mois après le séisme d'Haïti, 1,3 million de personnes sont encore sans abris, a déploré John Holmes. D'autres catastrophes « moins spectaculaires » ont des effets tout aussi graves. Citant la sécheresse au Guatemala, au Kenya et au Niger qui engendrent des famines, les inondations en Asie, notamment au Philippines, le chef des affaires humanitaires de l'ONU a souligné l'impact du changement climatique sur les populations les plus vulnérables.

« Les inondations et les sécheresses ne sont pas seulement plus fréquentes qu'auparavant mais sont de plus en plus imprévisibles. Dans une bonne partie de l'Afrique, les pluies ne tombent plus au moment où elles le devraient », a-t-il déploré en soulignant que dans la zone de la Corne de l'Afrique, plus de 23 millions de personnes sont affectées par la sécheresse.

Dans le Sahel, la sécheresse a aussi provoqué une crise alimentaire et nutritionnelle sans précédent. « J'ai vu des situations dramatiques de milliers d'enfants traités dans des centres de réhabilitation nutritionnelle lors de mes récentes visites au Niger et au Tchad », a dit John Holmes. « De nombreux pays ont été touché par la crise financière et économique, l'extrême pauvreté, la rareté des ressources notamment de l'eau, une démographie exponentielle et la volatilité des prix de l'énergie », a-t-il ajouté.

Il a aussi évoqué la poursuite des conflits armés en Afghanistan, en République Centrafricaine, en République démocratique du Congo (RDC), en Somalie et au Soudan où les besoins humanitaires sont grandissants. John Holmes s'est par ailleurs réjoui que le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) ait pu réduire sa présence dans plusieurs pays, comme au Népal, au Timor-Leste, en Ouganda ou en Côte d'Ivoire.

Le Secrétaire général adjoint a plaidé en faveur d'un « accès sans entrave » des travailleurs humanitaires aux zones d'urgences comme la Bande de Gaza, le Sri Lanka ou le Soudan d'où certaines organisations non gouvernementales ont été expulsées.

« Souvenons-nous que nous sommes rassemblés ici pour servir ceux qui en ont le plus besoin c'est-à-dire les personnes et les communautés affectées par les conflits et les catastrophes », a-t-il conclu devant les Etats-Membres de l'ECOSOC.

 

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